Perchoir de l’Assemblée nationale : Mboso peut « ensorceler » Boji

Plus insatiable politique que  le vieillard Christophe Mboso, tu meurs ! Deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, l’octogénaire est mal à l’aise dans ce fauteuil. Son œil ne lorgne depuis le début de cette législature que celui du président qu’il avait occupé pendant la législature passée, après le renversement de Jeanine Mabunda.

Habitué des putschs, le vieux pensait et était sûr, très sûr et vraiment sûr qu’en combattant Vital Kamerhe jusqu’à avoir son départ du perchoir, il allait reprendre ses anciens prestiges du premier mandat de Tshisekedi. Il ne s’est pas même gêné d’annoncer sa candidature et d’en justifier à sa manière l’opportunité. Mais c’était compter sans l’imprévisibilité et le calcul politique de Béton qui a imposé, curieusement contre toute attente, le choix d’Aimé Boji à la majorité présidentielle. Ce dernier, ministre d’Etat de l’Industrie en fonction, a été prié de démissionner pour reprendre son siège à l’Assemblée nationale en vue de postuler au poste laissé vacant par le démissionnaire Vital Kamerhe. Mais façon dont les choses sont allées vite pour sa réintégration, euh pardon !

Court-circuité et mis à l’écart, le vieux « Christ off bon son » fulmine de rage dans le ventre. Si maraboutage lui donnait l’occasion d’ensorceler le « perturbateur de ses calculs politiques » Aimé Boji pour l’empêcher de prendre le perchoir avant le 13 novembre prochain, jour prévu de l’élection du président et du rapporteur adjoint, il le ferait sans hésitation, lui à qui le pays a tout donné mais qui en retour n’a encore rien donné à celui-ci auprès de qui, audacieusement il réclame encore et toujours. Mais hélas ! Dieu est là et sa justice existe pour protéger Boji.

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