« Rien n’est parfait », soupirait le Renard dans sa conversation avec le Petit Prince après un constat d’insatisfaction de ses conditions d’existence (Cfr Le Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry).
Ce même soupir peut l’être aussi pour les fonctionnaires et autres agents de l’Etat qui, autrefois, critiquaient sévèrement l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, mais commencent à le regretter aujourd’hui au regard des failles que présente son successeur.
En effet, à l’arrivée de l’actuel ministre des Finances Doudou Fwamba et à écouter ses déclarations intempestives tendant toujours à critiquer son prédécesseur, les fonctionnaires et agents de l’Etat avaient cru avoir eu un « homme des situations » qui allait faire mieux, surtout avec sa promesse de payer au plus tard le 28 du mois. Illusion de ce que l’on appelle « déclaration de politique générale » dans le monde des démagogues.
Non sans raison, car Doudou Fwamba broie sans doute du noir. Certes, Nicolas Kazadi avait ses défauts qui lui ont valu des critiques négativement exacerbes jusqu’à le qualifier aujourd’hui de détourneur, mais il avait aussi des qualités : payer non seulement à des périodes régulières les employés de l’Etat, mais libérer aussi les frais de mission au temps opportun. Qualités qui manquent cruellement à Doudou Fwamba.
Pour preuve, déjà au 6 novembre, une grande partie des agents de l’administration publique attendent toujours leur salaire du mois écoulé. Celui qui avait promis de “moderniser la chaîne de paie” et de “rendre le paiement des salaires plus régulier” semble aujourd’hui dépassé par la réalité. Les retards se multiplient, suscitant colère et incompréhension au sein de la Fonction publique.
Les membres des cabinets des ministres du gouvernement Suminwa 2 ne savent pas à quel saint se vouer. Entrés en fonction au mois d’août dernier ces personnels d’appoint n’ont toujours pas encore touché à leurs salaires, trois mois déjà. Certains, tout nouveaux à leurs postes respectifs se demanderaient si les salaires avaient été supprimés ou que le ministre des Finances, ne les auraient tout simplement pas oubliés ! Or, il s’agit des pères et des mères de famille qui ont des devoirs et obligations familiaux, qui se dévouent pour leurs missions respectives aux côtés des membres du Gouvernement, dont le ministre des Finances Doudou Fwamba fait partie.
Pire, même ses collègues grincent les dents. Ils lui reprochent de se payer lui-même promptement ses frais de mission à chaque déplacement, mais aux autres il fait attendre dans une procédure élastique même si leurs déplacements dans les délégations du président de la République ou de la première ministres ont été une obligation.
Moralité pour Doudou Fwamba : Trop parler peut tuer.


