Suspension en catimini à la SCTP : José Makila s’en moque éperdument et estime que le pays est tombé trop bas !

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Pas surprenant, la lettre de remplacement du président du Conseil d’administration de la Société commerciale des transports et ports (SCTP, ex-Onatra) de madame la ministre d’Etat du Portefeuille, Adèle Kahinda, de ce vendredi 16 juillet 2021, adressée au doyen en âge des administrateurs de la SCTP SA. Le concerné José Makila s’y attendait vu le coup de balai épurateur à la logique de «qui veut noyer son chien…» annoncé par l’Union sacrée de la Nation pour écarter les mandataires hérités du FCC (lire l’article de scooprdc.net : José Makila à Adèle Kahinda : «…si c’est ma tête qui dérange, faites-moi partir…»).

Seulement, il y a beaucoup de couacs dans la décision d’Adèle Kahinda au niveau procédural. La ministre d’Etat évoque dans sa lettre adressée au doyen d’âge du Conseil d’administration de la SCTP son arrêté n° 001/MNPF/JDK/FKI/AKM/2021 du 15 juillet 2021 portant suspension, à titre préventif, du président du Conseil d’administration, du directeur général et du directeur général adjoint de la SCTP, alors que cet arrêté est inexistant car, ni vu, ni su par dessus tout pas notifié aux concernés. Certainement que la transmission par le secrétariat général a connu un problème. Soit! Mais toujours est-il que, c’est le cabinet d’Adèle Kahinda qui n’a pas transmis au Secrétariat général pour notification selon les us et coutumes administratives, ou alors, c’est le secrétariat général qui a failli. Dans ce cas, pourquoi alors la précipitation de la ministre d’Etat à obliger un jour de la signature de son prétendu arrêté considéré jusqu’à preuve du contraire inexistant, au doyen d’âge de convoquer un conseil d’administration aux fins de déléguer un administrateur dans les fonctions de président sans d’abord se rassurer que son arrêté a été notifié aux intéressés ?

Aussi, si les mandataires actifs et passifs de l’OCC et du FPI ont été suspendus sur base des recommandations de l’Inspection générale des finances (IGF), celle-ci a fourni des rapports  finaux sur ces deux entreprises étatiques qui fondent leur soubassement. Or, ce n’est pas le cas avec la SCTP où l’IGF est encore en mission d’audit. Sur base de quoi la ministre Kahinda s’est-elle fondée pour motiver sa décision de suspension des mandataires de cette entreprise ? Si suspension pouvait y avoir, elle devait concerner les DG et DGA parce que ces deux ont été désavoués par le Conseil d’administration et leurs remplaçants proposés. C’est cette décision qui souffre d’exécution.

Dans ce contexte, comment expliquer la suspension du PCA pas encore indexé par le rapport de l’IGF à travers lequel les décideurs fondent leurs suspensions dans les entreprises ? Pire, Adèle Kahinda suspend José Makila pendant que ce dernier est en congé de reconstruction de 30 jours qu’elle-même lui a dûment accordé le 6 juillet dernier dans sa lettre N°Réf.0467/MINPF/MKA/FKI/AKM/2021. Peut-on vraiment suspendre quelqu’un en congé ? Car non seulement que la ministre viole le code du travail, mais elle révèle à travers sa décision un certain amateurisme de gestion administrative, doublé d’un dicta venu d’ailleurs. Allons seulement, c’est l’Union sacrée, concluent certains membres du conseil !