Patient Sayiba accueillant Fatshi à Accra : Que vaut alors la suspension de Chérubin Okende ?

sayiba accueille fatshi

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a atterri à Accra, capitale ghanéenne, ce jeudi 15 juillet autour de 21 heures 30 locales. Curieusement, au pied de l’avion pour l’accueillir, selon le tweet du journaliste Stanis Bujakera, notamment Patient Sayiba Tambwe, DG de l’OGEFREM, le seul officiel congolais venu en équipe d’avance pour attendre le chef de l’Etat (photo en illustration).

Pourtant, ce mandataire a été suspendu par son ministre de tutelle le vendredi 9 juillet dernier pour entre autres ses manœuvres d’obstruer les investigations en cours au cabinet du ministre de transports, voies de communication et de désenclavement relatives au refus manifeste d’exécuter les instructions du président de la République, chef de l’Etat et la décision de la 48ième réunion du conseil des ministres du 11 septembre 2020 concernant le recrutement et mouvement du personnel, les promotions en grades ainsi que des licenciements abusifs ; son bafouement des mesures conservatoires édictées par la lettre n° 000274/CAB/MTVCD/2021 du 15 mai 2021 du ministre des transports, voies de communication et de désenclavement ; son refus délibéré d’obtempérer aux remarques formulées par la tutelle concernant son départ en congé simultanément avec six missions de service devant couvrir globalement vingt-neuf jours en dehors du pays ; et son trafic d’influence orchestré auprès de hautes autorités.

Maintenant que Patient Sayiba a accueilli le président de la République qui lui avait demandé de le précéder à Accra (lire l’article de scooprdc.net : Suspension de Patient Sayiba par Chérubin Okende : Voici la vraie raison !), que devient la décision de Chérubin Okende le suspendant de ses fonctions ? Le président Fatshi n’est-il pas au courant de la sanction de son ministre à l’endroit de ce mandataire public pour laisser ce dernier l’accueillir ?

Cette situation risque de ressembler à celle du gouverneur Atou Matubuana déchu par l’Assemblée provinciale du Kongo central, mais honoré par le président de la République à Moanda (lire l’article de Scooprdc.net : Crise institutionnelle au Kongo central : une photo qui coupe court !).

Il faudra donc aux ministres d’éviter la précipitation dans la prise des décisions disciplinaires à l’endroit des mandataires sous leurs tutelles pour s’éviter le ridicule. Quelle considération aura Patient Sayiba pour son ministre qui l’a suspendu dès lors qu’il est ragaillardi par le président de la République ? Dans les pays civilisés, le ministre Okende aurait démissionné.