Tricom de Kinshasa-Gombe : les juges soudoyés à 200 mille USD chacun par les «saints prédateurs» de Sokimo pour noyer Kibali Gold Mine

Comme soupçonné par Scooprdc.net dans son article «Créance fictive de Kibali Gold Mine envers Sokimo : Ça sent le montage des nostalgiques kabilistes qui ont spolié Sokimo», les informations récoltées dans les couloirs du Tribunal de commerce de Kinshasa-Gombe sis avenue de la Science, confirment que les juges de la composition de la chambre ayant siégé ont réellement touché des pots-de-vin pour faire condamner la société Kibali Gold Mine dans le dossier d’une fausse créance que cette dernière aurait envers Sokimo. Les sources du média en ligne parlent de 200 mille USD qu’aurait perçu chaque juge pour cette sale besogne.  Et cette corruption est l’acte de ceux-là même qui ont tué la Sokimo, les nostalgiques kabilistes.

L’argent aveuglant et dans la précipitation, le Tricom de Kinshasa-Gombe ne s’est donné même pas la peine d’entendre l’autre partie, notamment les responsables de Kibali Gold Mine ainsi que les co-actionnaires de Sokimo avant de prendre cette ordonnance de saisie conservatoire. Cette injustice de violation de la procédure a fait monter au créneau deux organisations non gouvernementales, «Ligue Congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO)» et «Touche pas à mon cobalt», pour interpeller le Conseil Supérieur de la Magistrature d’entendre et appliquer les sanctions disciplinaires en l’encontre des Juges et Magistrats qui ont siégé sur ce dossier dont la décision a conduit à la prise de l’Ordonnance n° 0281/2021 du 17 avril 2021 avec une diligence et une célérité suspectes dans le traitement plus qu’urgent de ce dossier.

Pour ces organisations de la société civile, la saisie des comptes de Kibali par ce tribunal  dans les différentes banques de la RDC aura des conséquences énormes sur le plan sécuritaire, économiques, fiscales et sociales des provinces du Haut-Uélé, de l’Ituri et de la RDC en générale, susceptibles de décourager un investisseur dont l’investissement à ce jour s’élève à 3,5 milliards USD. Non sans raison, à la fin du premier trimestre de 2021, de cette  somme, les paiements aux entrepreneurs et fournisseurs ont pris 2,09 milliards USD, les infrastructures ont englouti 185 millions USD, tandis que les 759 millions USD ont été affectés aux redevances, taxes et permis et 471 millions ont payé les salaires des employés.

Messe noire des saints prédateurs…

Les «doux sorciers», mieux les «saints prédateurs» de Sokimo qui ont recruté certains influenceurs des réseaux sociaux pour conditionner l’opinion en vue de lui faire gober une version invraisemblable, ne plaident pas réellement la cause de Sokimo qu’ils ont ruinée et mise par terre. En mettant en jeu plus d’un demi-million USD pour soudoyer les juges du Tricom de Kinshasa-Gombe et les influenceurs des réseaux sociaux, les «saints prédateurs» de Sokimo espèrent vite récupérer cet argent, en plus des grandes sommes visées sur les 1.113.800.00 USD fictifs qu’ils veulent extorquer à Kibali Gold Mine étant donné qu’ils sont tapis dans l’ombre dans la gestion de Sokimo.

La justice que prône le président de la République Félix Tshisekedi pour fonder un Etat de droits doit-elle continuer à fonctionner sous l’instrumentalisation et la corruption comme par le passé ? Il est vrai que beaucoup d’efforts sont déjà fournis pour faire revenir les magistrats et juges à la raison, mais certains d’entre eux ont encore la peau dure et réfractaires au changement. C’est le cas des certains juges du Tribunal de commerce de Kinshasa-Gombe, particulièrement ceux qui se sont compromis dans le dossier Sokimo – Kibali Gold Mine. Voilà pourquoi la LICOCO et «Ne touche à mon cobalt» interpellent non seulement le Conseil Supérieur de la Magistrature, mais également le président de la République à décourager ce genre des pratiques qui ternissent l’image de la justice et démotivent les investisseurs.  

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