Délinquance au sein du Gouvernement : le vice-ministre Moussa accusé de grivèlerie !

Telle une fable de Jean de la Fontaine du genre « le chien devient chef de la forêt on ne sait comment! », la lettre mise sur la place publique à travers les réseaux sociaux par vraisemblablement la propriétaire du bar-restaurant victime de l’acte incriminé, laisse l’opinion dubitative du fait de sa gravité et surtout de la qualité de l’individu qui aurait commis ce forfait, qui plus est, vice-ministre de son état, accusé de grivèlerie d’aliments et de boissons chez autrui.

En effet, d’après la correspondance de Madame Bijou Malanga du 19 février dernier adressée au premier ministre sortant avec copie réservée au chef de l’État Félix Tshisekedi, la propriétaire dénonce le vice-ministre PPRD Moussa Mondo des hydrocarbures de s’être rendu coupable de grivèlerie d’aliments et de boissons dans sa terrasse le 16 janvier dernier, en marge du 20ième anniversaire de la disparition de M’zee Laurent Désiré Kabila.

L’accusation affirme que Sieur Moussa Mondo se serait amené avec de gens à sa suite pour célébrer cette journée. Et qu’au passage, ayant trouvé un groupe de karaoké sur place, le vice-ministre du gouvernement Ilunkamba signera la prise en charge de ce groupe musical en plus de ses commandes de nourritures et boissons qui lui auraient coûté 1.750$US.

L’incident est né du fait que le vice-ministre n’aurait payé que 650$ et qu’après maintes tentatives de résolution de ce litige de 1.100$ à l’amiable, la propriétaire n’a eu qu’une fin de non recevoir. D’où cette dénonciation non seulement auprès des autorités, mais également sur la place publique.

Si pour les uns Moussa Mondo n’est qu’une victime expiatoire de camps fratricides au sein du PPRD et que d’autres par contre pensent à un règlement de compte, les faits tels que présentés restent têtus, à moins que Moussa Mondo porte plainte pour diffamation. Car jusqu’à la preuve du contraire, la correspondance qui l’accuse est très bien référencée avec noms, adresse et qualité du plaignant.

C’est ici de quoi retourner Kasa-Vubu et le maréchal Mobutu dans leurs tombes quand on connaît le kilo que devrait avoir un ministre de feu Kasa-Vubu ou un commissaire d’État de Mobutu pour se livrer à un tel acte plus qu’ignominieux. Voilà les animateurs du gouvernement que le FCC a voulu pour la coalition.

Pour rappel, sieur Moussa n’est pas à son premier forfait. Au siège de la société Vodacom, il avait créé un scandale en arrêtant un agent de sécurité (lire l’article de scooprdc.net : Kinshasa : Souffrant du complexe d’infériorité, le vice-ministre Mondo Moussa crée un scandale au siège de Vodacom !).

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