RDC – Finances : Où va l’IGF ?

Depuis l’avènement  au pouvoir de Félix Tshisekedi, l’Inspection Générale des Finances (IGF) fait parler d’elle. Telle une tigresse, elle a toutes ses griffes dehors cherchant qui prendre dans la compromission de la  gestion des deniers publics. C’est dans cette optique qu’elle a fouiné dans multiples dossiers dont ceux de Go pass et Bukanga Lonzo ; elle a fait de même au Lualaba, au Haut-Katanga, au FPI, etc. Des actions qui se font médiatiquement accompagner avec une forte dose de publicité politique.

Si les non-initiés et les citoyens lambda applaudissent cette façon de faire de l’IGF, d’autres par contre qui se recrutent dans les milieux des économistes et des financiers, désapprouvent le show médiatique, mieux le délire médiatique auquel se livre l’IGF en dehors, disent-ils, des normes administratives requises.

Pour les interlocuteurs de scooprdc.net, le président de la République qui a ressuscité l’IGF dans sa traditionnelle fonction, attend d’elle un accompagnement pour la reconstruction de la nation. Et le grand défi à relever est la maximisation des recettes par les régies financières, le rapatriement des devises pour soutenir le taux de change.

En effet, ces experts économistes et financiers estiment que le risque réel que court le prochain gouvernement attendu s’il ne rencontre pas les préoccupations des partenaires techniques et financiers traditionnels de la RDC (FMI, BM, BAD), est de bloquer l’offre supplémentaire en devise en appui à ce que génère l’économie nationale, pour soutenir la balance des paiements, le taux de change en définitive.

Ici, ils attirent déjà l’attention du président de la République sur la dégringolade perceptible du franc congolais avec risque de rallumer la fronde sociale et susciter ainsi des agitations militaro-sécuritaires. Ces experts économistes et financiers font savoir que ce n’est pas l’affaire de politiciens mais de l’effort des services et régies financières et budget annexe.

Cela requiert, soutiennent-ils, une requalification du travail de l’IGF qui doit éviter de s’exhiber dans un délire médiatique en dehors des normes administratives requises. Le peuple congolais attend de l’IGF, estiment les experts économistes et financiers, un apport constructif sur la marche de l’Etat plutôt que de s’évertuer sur des contrôles à posteriori improductif vanté inutilement à coup des conférences de presse sans valeur ajoutée sur les défis qui attendent le gouvernement et le peuple congolais. 

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