Spoliation des maisons de l’État : Kokonyangi et Shadary bientôt outside !

Dans l’un de ses articles postés le 8 août dernier, scooprdc.net rendait public le projet qu’avait le chef de l’État Félix Tshisekedi de pouvoir récupérer les terrains et immeubles appartenant au domaine privé de l’État, spoliés par les dignitaires de l’ancien régime. Lire: Urbanisme et Habitat : Fatshi veut récupérer les maisons de l’Etat spoliées par l’ancien régime !. Désormais, le bal vient de commencer avec l’arrêté n° 020/CAB/MIN.ETAT/MIN.URB-HAB/2020 du 5 novembre 2020 signé par le ministre d’État à l’Urbanisme et Habitat, Pius Mwabilu, portant report des arrêtés ministériels n°032/CAB/MIN.UH/2018 du 22 août 2018 et N°033/CAB/MIN-UH/2018 du 22 août 2018 pris.

En effet, ces arrêtés n° 032 et 033 pris en son temps par le ministre Joseph Kokonyangi avaient désaffectés et cédés aux tiers deux résidences appartenant au domaine privé de l’État. L’une au numéro 140 sur le Boulevard du 30 juin, résidence actuelle de Kokonyangi, et l’autre au numéro 1bis de l’avenue des Orangers, occupée par la famille Shadary.

Le Ministre Pius Mwabilu fait remarquer que la résidence occupée par Joseph Kokonyangi a été cédée par l’État Congolais à l’organisation panafricaine COMESA pour y ériger ses bureaux. Et que celle de l’avenue des orangers prise en bail irrégulièrement par un membre de famille d’un membre du gouvernement en fonction, violaient l’alinéa 1er de l’article 98 de la constitution. Ainsi, lors de son 50ième conseil de ministre du 25 septembre dernier, le gouvernement avait émis la volonté de récupérer tout le patrimoine du domaine privé de l’État détenu irrégulièrement par de membres du gouvernement ou leur famille en violation de la loi.

Par conséquent, l’arrêté du 5 novembre courant réintroduit lesdits résidences dans le domaine privé de l’État et reporte les arrêtés 032 et 033 du 22 août 2018, ordonnant au passage au secrétaire général de l’Urbanisme et Habitat, ainsi qu’au Gouverneur de la Ville de Kinshasa chacun en ce qui le concerne, d’exécuter le présent arrêté qui est entré en vigueur depuis le 5 novembre dernier, avec comme conséquence l’expulsion de Joseph Kokonyangi et d’Emmanuel Shadary des résidences qu’ils occupaient illégalement. Rien à politiser, le respect des biens de l’Etat oblige !

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