Tapez pour rechercher

Slider
Economie

Secteur minier : Halte au bradage des mines de la SOKIMO ! (Acte 1)

Sokimo 1

Des voies se lèvent de partout (Parlement, ONG de développement et de défenses de droits de l’homme…) pour fustiger le bradage des mines de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO) à la Société AJN Resources Inc avec la complicité de certains mandataires de SOKIMO, des membres du Gouvernement et des caciques du FCC. Les députés nationaux et sénateurs de la province de l’Ituri l’ont dénoncé à travers leur déclaration du 20 avril 2020. La coalition «Tous pour la RD-Congo» constituée d’une dizaine d’ONG, a écrit le mardi 23 juin au président de la République, Félix Tshisekedi, pour lui demander de ne pas valider un tel contrat léonin. L’Asadho a elle, en date du 24 juin 2020, saisit le procureur général près la Cour de cassation pour l’ouverture d’une information judiciaire, parce que dans cette tentative de bradage de l’or congolais, ça sent la corruption à grande échelle.

Vu l’importance de ce dossier, Scooprdc.net promet de livrer à ses lecteurs trois articles sous forme des actes dont le premier relate linéairement le dossier et les frustrations généralisées, le deuxième décrit le contexte d’octroi de ce marché à AJN Resources, la fiche signalétique de cette dernière et la complicité de certains officiels. Le troisième acte va se pencher sur les propositions faites par des experts pour la relance de la SOKIMO.

En effet, au Conseil des ministres de vendredi 19 juin dernier, le ministre du Portefeuille, Clément Kwete, a présenté le dossier SOKIMO, proposant au Gouvernement d’adopter l’avis pour lister un actif en bourse via le véhicule financier AJN Resources en vue de mobiliser du cash-flow susceptible d’aider la Sokimo à parfaire la recherche et éventuellement commencer la production dans Kibali-Sud.

Cette proposition de Clément Kwete après avoir présenté la SOKIMO comme un canard complètement boiteux alors que la valeur estimée de ses réserves en or est de 10 milliards USD, clopine en ce sens que le choix de AJN Resources fait de gré à gré, a tout de faux au regard du Code minier qui impose en son article 33 un appel d’offre dans pareil marché. Voilà qui pousse par exemple la Coalition «Tous pour la RD-Congo» de soupçonner la complicité entre certaines personnes à identifier au Ministère du Portefeuille, à celui des Mines et au Cadastre minier qui donnent des avis techniques afin de brader les titres de la SOKIMO au bénéfice d’un courtier (AJN Resources. Quant à l’Asadho, elle interpelle vite le procureur général près la Cour de cassation pour l’ouverture d’une information judiciaire qui permettrait de comprendre les raisons ayant justifié l’octroi de tels avantages à ce courtier en violation de l’article 33 du code minier.

Et ce qui tique en plus la Coalition «Tous pour la RD-Congo» est que, la SOKIMO qui dispose d’une réserve de 10 milliards USD, rampe pour avoir 20 millions de dollars canadiens qui représentent en soi près de 13 millions USD auprès d’une société spéculatrice qui ne dispose pas de capacité financière et technique avérées pour développer un projet minier.

Les ONG congolaises qui décrient cette tentative de bradage estiment qu’au niveau national, cette somme peut être mobilisée facilement comme il en fut pour la création de Congo Airways, la construction de l’hôtel du Gouvernement (Immeuble intelligent) pour les sauts-de-moutons et autres constructions de logements sociaux dans le cadre du programme de 100 jours, ou des millions USD sont sortis du Trésor public. Et selon les indiscrétions du conseil des ministres du vendredi 19 juin parvenues à Scooprdc.net, le ministre des mines aurait soutenu cette assertion de financement interne et que les ministres originaires de l’Ituri et du Haut-Uele se sont farouchement opposés à cette tentative de bradage.

Il revient au président de la République Félix Tshisekedi qui a souhaité au conseil des ministres précité que le dossier SOKIMO soit envoyé pour concertation auprès de la Présidence de la République et de la Primature avant la décision finale du prochain conseil des ministres, probablement ce vendredi 26 juin, ouvre grandement l’oeil et éviter sous son mandat ce genre de contrats boutiqués avant son avènement, et qui ne profitent ni au Trésor public, ni au peuple congolais clochardisé alors qu’il dort sur des mines d’or, de diamant, de cuivre, de cobalt, de coltan… Dossier à suivre dans l’acte 2 !

nunc mi, Donec elit. quis accumsan massa sem, facilisis