AMI FIDELE - -RDC-Finances : Ami Fidèle Transfert en voie de faillite !

Les échos en provenance de la direction générale de la société Ami Fidèle Transfert (AFT) située dans la concession Shabani Records, ne sont pas bons : des démissions et des licenciements souvent abusifs, non-paiements des salaires, absence de liquidités pour servir les clients… Ce sont des indices de faillite qui inquiètent les agents de cette messagerie financière qui se sont confié à scooprdc.net. Ces derniers accusent l’Administrateur Directeur Général et son épouse, cadre dans la société, d’avoir dilapidé la trésorerie de la société, non seulement dans des dépenses de prestige, mais également dans les acquisitions des biens meubles et immeubles au profit de leur progéniture. « Le patron voudrait faire échapper ses maisons à une éventuelle liquidation, vu l’état actuel de la comptabilité qui présente tous les signaux au rouge », lâche un agent de la direction générale.

Fléron des messageries financières congolaises au début des années 2000,  Ami Fidèle Transfert pouvait déjà se transformer en banque commerciale à son apogée vers les années 2011 bénéficiant d’une confiance et d’un nombre de clients inouïs, n’eût été la mauvaise gestion qui a malheureusement caractérisé son initiateur. Se comportant comme la cigale contrairement à la fourmi dans la fable de la Fontaine, l’ADG de l’AFT, déplorent les agents,  n’a pu faire de bons choix d’investissement à l’époque où la société brassait des millions de francs congolais. A part l’acquisition des biens meubles, immeubles, Katukumbanako Mavengi a été comme envoûté par des voyages chèrement payés pour lui et toute sa famille à travers le monde par la société, pendant que les agents accumulaient des retards de salaires.

Une gestion nébuleuse…

Entouré de sa femme, de son pasteur, de certains larrons flatteurs, de ses membres de famille, des fils et filles de ses amis et connaissances, l’ADG d’Ami fidèle Transfert aimerait se faire caresser dans le sens de poils, mieux des paroles élogieuses qui le font gonfler dans sa peau de Big Boss. Lorsqu’il décide de prendre un crédit auprès d’une banque pour le compte de la société, seul le 1/3 de la somme passe par la trésorerie, révèlent les agents. « Le reste Dieu seul sait ce qu’il en advient », lâche un cadre d’AFT avant de préciser que cela plus d’une fois. La trésorerie de la société en souffre actuellement et rend mal en poings les agences qui deviennent incapables de payer ne-fût-ce que mille USD à un client. Pour une telle somme, ce dernier est forcement obligé d’attendre pendant des heures.

Justifiant sa mauvaise gestion à la charge excessive du personnel, l’ADG après avoir vidé les salaires de ses agents de leurs substances par toutes sortes de réduction, s’est livré à une purge par des licenciements au gré des vagues pour les uns, des congés techniques pour les autres lorsqu’il ne s’agit pas de démissions pour harcèlement moral (c’est le cas du numéro 2 de la société qui a jeté l’éponge). Non satisfait,  Katukumbanako Mavengi rabat maintenant les grades des agents qui, selon lui constitueraient encore une pesanteur pour lui permettre une remise en sel. Piétinant volontairement la loi en matière du travail sur les droits acquis des agents, l’ADG va jusqu’à menacer de licenciement ceux des agents qui refusent de signer son avenant manifestement illégal.

C’est ici que les pauvres agents de cette société interpellent les inspecteurs du travail pour stopper leur calvaire qui prend les allures et la forme d’esclavage moderne au grand jour. Aussi, demandent-ils au ministre de finances de mettre leur société sous tutelle de la Banque Centrale du Congo avant que le pire n’arrive.

Nzakomba

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