Patrick Umba et Emery Okundji - Gestion de la SCPT : Patrick Umba mis en cause !

L’Administrateur Directeur Général ad intérim de la Société Congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT), serait-il dans des sales draps ? Au regard des accusations portées contre lui par sa propre hiérarchie, tout observateur s’inscrirait dans la logique de l’affirmatif. Dans une correspondance adressée au ministre du Portefeuille par le président du Conseil d’Administration de cette société, Claude Matala, il pèse lourdement sur Patrick Umba beaucoup de griefs.  Cette correspondance justifierait son objet après que Patrick Umba, dit-on, a brillé par une insubordination hors pair au Conseil d’Administration. Ce qui aurait poussé, conformément aux us et coutumes, le PCA Claude Matala à saisir le gestionnaire des entreprises du Portefeuille de l’Etat pour étaler au grand jour, les frasques répétées de l’ADG ai.

Parmi les griefs, il y a d’abord la non-exécution, comme il se doit, des recommandations et résolutions du Conseil d’Administration. Seuls 32% des décisions et recommandations ont été exécutées avec accent particulier sur les décisions qui, à terme ne cadrent qu’avec ses intérêts égoïstes, peut-on lire dans ce courrier. Le président du Conseil d’Administration reproche à Patrick Umba de qui l’Etat attendait des performances, de ne s’être nullement écarté des vices de son prédécesseur. « Il a fait même pire », martèle la lettre. « L’ADG a.i persiste dans l’utilisation des consultants à des postes vitaux de la société, et à qui il délègue tous les pouvoirs de gestion. Ces derniers coûtent extrêmement cher à l’entreprise », l’accuse le PCA Claude Matala auprès de la ministre Wivine Mumba. Ensuite, il y a l’accusation du bradage des intérêts de l’entreprise qui est collée sur le dos de Patrick Umba. Le PCA évoque non seulement le cas du contrat fibre optique noire/IRU avec la société AIRTEL, mais également celui de la gestion de Standard Télécom où il assume les fonctions de Président du Conseil d’Administration au nom de la SCPT SA.

D’autres reproches contre Patrick Umba : indifférence totale aux questions de survie de la société caractérisée par son mutisme face aux efforts à fournir pour la réalisation de la plate-forme commerciale.cd bientôt 10 mois ; conclusion des marchés sans respect de la procédure en matière de passation des marchés (cas du transfert de la paie du personnel à la TMB, avec pour conséquence, l’arrêt des activités de la Poste Finance) ; déficit criant de communication; non suivi des projets importants pour la SCPT, principalement celui de la mise d’un réseau FTTH avec la société ETHIOCONSULT ; gestion aléatoire et arbitraire des ressources humaines notamment le report quasi-maladif de la question liée à la mise en place des cadres privilégiant des règlements de compte dans les affectations provisoires qu’il opère, et ce, contraire aux résolutions du Conseil d’administration.

Ainsi, limité dans ses prérogatives, le Conseil d’Administration qui laisse ce dossier à l’appréciation de la ministre Wivine Mumba, estime tout de même qu’au regard de tous les faits ci-haut détaillés, l’application de l’article 20 du Décret n° 13/O55 du 13 décembre 2013 portant statut des mandataires publics dans les entreprises publiques, s’impose.

Patrick Umba a-t-il failli à l’objectif noble de performance lui assigné comme mission par le chef de l’Etat en vue de redresser l’ex-OCPT, autrefois, canard boiteux du fait de la gestion opaque de ses prédécesseurs ? Pour rappel, l’ancien cadre d’Airtel faisait partie du Comité MUSETE décrié pour sa gestion sulfureuse de l’ex-OCPT qui venait d’être transformée en société commerciale dans le but d’efficacité et de compétitivité. C’est à la suspension de Didier MUSETE, que Patrick Umba s’est vu confier la charge de diriger la SCPT avec espoir de renouveau. Mais hélas ! Toutes les tentatives et les efforts de Scooprdc.net de joindre l’incriminé pour qu’il donne sa version, se sont avérés vains. Ce n’est qu’une partie remise.

Owandi.

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