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Pendant que le Syndicat National des Agents, Fonctionnaires de l’Etat et Paraétatiques (SYNAFET) saisit le ministre d’Etat en charge de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale pour solliciter la déconsidération des décisions prises par le directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Patrice Kitebi, et favoriser la réhabilitation des agents révoqués et rétrogradés abusivement, pour sa part l’Intersyndicale de cet établissement financier de l’Etat, constituée de la Confédération Démocratique du Travail (CDT), de l’Union Nationale des Travailleurs du Congo (UNTC) et de la Confédération syndicale du Congo (CSC), a écrit au DG Patrice Kitebi en vue de protester contre ses récentes décisions.

Si le SYNAFET rappelle au ministre d’Etat que «les agents lésés dans leurs droits sont au service de l’Etat et non au service d’une tierce personne », en dénonçant les irrégularités cautionnées par le conseil d’Administration et le Directeur général du FPI en violation de toutes les dispositions des textes légaux et règlementaires, l’Intersyndicale dénonce l’autoritarisme de Patrice Kitebi en lui rappelant que les licenciements par lui opérés en violation des dispositions conventionnelles, donnent lieu à des procès onéreux qui vont entamer gravement les finances du FPI. D’ailleurs, d’après les informations parvenues à Scooprdc.net, 17 dossiers dans cette affaire sont déjà portés au Tribunal du travail et 2 sont pendants à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe.

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Le SNAFET et l’Intersyndicale ne cessent de marteler que Patrice Kitebi a violé sur toute la ligne les dispositions du Code du Travail qui consacrent au grade des agents les droits acquis et inaliénables. « Nous protestons contre cette décision de rétrogradation du reste, trop téméraire et sarcastique », écrivent la CDT, l’UNTC et la CSC à Patrice Kitebi en lui demandant de rapporter sa décision pour éviter d’amplifier le malaise social au sein de l’entreprise.  L’ancien ministre des finances d’Augustin Matata va-t-il faire marche arrière pour calmer la tempête ou va-t-il s’entêter et aller jusqu’au bout de sa logique que d’aucuns qualifient de règlement des comptes et de chasse aux sorcières ? Wait and see, comme nous le conseillent les Anglais.

Agnelo Agnade.


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