Depuis un certain temps, le débat sur le changement ou la révision de la constitution a été perçu comme l’apanage de seuls politiciens, du moment que ce débat reste intimement lié autour du mandat présidentiel et de certains articles dits clés qu’il faille déverrouiller ou non selon le camp auquel on appartient. Mais seulement, à force d’en parler, les politiciens ont réveillé par leurs bruits certains intellectuels congolais qui ont pris du temps à lire et à réfléchir sur la Loi fondamentale de la République aux fins d’avoir droit, le moment venu, au chapitre sur la question.
Parmi ces intellectuels, la rédaction de votre média en ligne a rencontré monsieur Anaclet Mutombo Mfunyi, Technicien de Développement Rural, dont la réflexion porte sur l’administration de la ville de Kinshasa. Scooprdc vous dévoile la teneur de l’amendement qu’il compte apporter à l’actuelle constitution.
« Vu que la ville de Kinshasa a le statut de province, sa configuration administrative devrait se conformer à celle des provinces de notre pays. Il s’agit donc de la création de quatre mairies dirigées par les Maires et les Maires adjoints. Ces quatre mairies représenteront les quatre anciens districts qui composent la ville de Kinshasa, à savoir : la mairie de Tshangu, la mairie de Funa, la mairie de Lukunga et la mairie de Mont Amba ».
Cette réforme, selon son auteur, pourra faciliter la gestion politico-administrative de la ville, accélérer le développement, engager la lutte contre l’insalubrité. Ce rapprochement des administrés de leurs administrateurs pourra aussi permettre de lutter efficacement contre l’insécurité et la criminalité dans la ville province.
Il sied de noter que dans nos provinces, les Gouverneurs ne traitent pas directement avec les Bourgmestres des communes mais avec les Maires. Alors qu’à Kinshasa, le Gouverneur traite avec les Bourgmestres des communes. Ce qui constitue un véritable disfonctionnement car psychologiquement, le Bourgmestre semble se considérer très chétif par rapport au géant Gouverneur. Une situation qui fait transparaître les relations d’évitement souvent constatées dans le rapport entre les communes et le gouvernorat. D’où la nécessité de créer les mairies, intermédiaires entre les chétifs et le géant, qui pourront traiter administrativement avec les Bourgmestres.
Rien que cet aspect des choses concourt à ce que les Congolais abordent dans l’esprit patriotique et au-delà des egos et des ambitions politiques, la question du changement ou de la révision de la constitution. Il y a nécessité.



