En juin 2025, les militaires rwandais sous couvert de la coalition M23/AFC envahissent et s’accaparent de la Bralima/Bukavu, une filiale du groupe néerlandais au Sud-Kivu ou l’Etat congolais ne possédait, mieux ne possède un tiers des parts en RDC.
Cette « expropriation » a été un coup dur pour le groupe Heineken qui a d’abord décidé de vendre cette brasserie de Bukavu à 1 euro à une société mauricienne, Elna Holdings. Finalement, vendredi 10 avril dernier, Heineken a cédé toutes ses parts d’actionnaire majoritaire sur l’ensemble du pays à Elna Holding. Cette décision concerne ses usines de Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi.
Bien que partante, Heineken garde la commercialisation de ses marques comme Heineken, Primus, Turbo King, Mutzig, selon les accords de licence. Cependant, la charge d’environ 731 employés laissés incombe désormais à la nouvelle acquéreuse mauricienne. Celle-ci va reprendre la production et la distribution. Reste à savoir si la nouvelle propriétaire de la Bralima gardera tous les effectifs…
L’histoire va retenir qu’après plus de 40 ans en tant qu’actionnaire majoritaire, le groupe brassicole Heineken s’est retiré de la RDC à cause des actes d’abus perpétrés par la rébellion du M23/AFC dans ses installations de Bukavu. Actes très défavorables au climat des affaires. Voilà là où Corneille Nangaa mène le pays : il détruit l’économie de son propre pays pour favoriser celle du Rwanda dont il est vassal.



