À quelques heures d’un rendez-vous électoral crucial pour le football congolais, l’incertitude plane sur l’organisation des scrutins des Ligues nationales. À trois jours du coup d’envoi du processus, plusieurs délégués provinciaux ne sont toujours pas arrivés à Kinshasa, faute de moyens financiers pour assurer leur déplacement.
L’alerte émane du Comité de normalisation de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). Dans une correspondance adressée au président de la Commission électorale, le CONOR met en lumière une difficulté administrative qui paralyse l’organisation matérielle des élections.
Selon cette note officielle, le compte bancaire destiné à recevoir les fonds de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), prévus pour soutenir l’organisation du processus électoral, n’est toujours pas ouvert. Une situation qui empêche, pour l’instant, la prise en charge logistique des délégués appelés à participer aux scrutins.
Des élections sous tension logistique
Ces élections doivent pourtant marquer une étape importante dans la structuration des ligues nationales du football congolais. Elles sont programmées du 9 au 11 mars 2026 et concernent trois structures majeures : la Ligue Nationale de Football des Jeunes (LINAFJ), la Ligue Nationale de Football Féminin (LINAFF) et la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT).
Mais l’absence de plusieurs délégués à Kinshasa risque de fragiliser la crédibilité et la représentativité du processus électoral, dans un contexte où la normalisation du football congolais demeure sous haute surveillance des instances internationales.
Vers un réaménagement du chronogramme
Face à ces contraintes, le CONOR invite les commissions électorales concernées à réaménager le chronogramme électoral, conformément aux dispositions prévues par le Code électoral de la fédération.
Une telle décision permettrait d’éviter toute contestation liée à l’absence de certains électeurs et garantirait un processus plus inclusif et transparent.
À Kinshasa, dans les coulisses du football congolais, l’heure est désormais aux arbitrages. Car au-delà de simples élections, c’est la crédibilité de la gouvernance sportive nationale qui se joue dans les prochains jours.


