Au sujet d’un article citant son client : Me Gaston Hugue Kiota écrit à Scoop RDC

L’article de Scoop RDC intitulé « Justice : Pour abus de confiance doublée d’escroquerie, un petit-fils de Moïse Tshombe aux arrêts », a suscité la réaction de l’avocat de ce dernier, qui a écrit au média en ligne, présentant sa mise au point.

En publiant le document lui adressé, le média en ligne se réserve le droit de faire la note de la rédaction (NDLR), d’autant plus que des reproches infondés lui sont faits suivis des menaces de poursuites judiciaires. Ci-dessous la mise au point de Me Gaston Hugue Kiota, avocat de Jonathan Muyumb Ditend :

Rétablissement de la vérité et protection de l’honneur de M. Jonathan Muyumb Ditend et de la Famille TSHOMBE

« La liberté d’expression ne saurait être confondue avec le droit de calomnier ! »

A la suite de la diffusion de publications calomnieuses sur divers médias et plateformes numériques mettant en cause M. Jonathan Muyumb Ditend, nous tenons à apporter les clarifications nécessaires. Cette mise au point vise à rétablir la vérité et à protéger l’honneur d’un homme injustement livré à un lynchage médiatique. Allant jusqu’à jeter un discrédit

M. Jonathan Muyumb Ditend est un jeune entrepreneur congolais, reconnu pour son sérieux et son engagement dans le développement économique national. Issu d’une lignée de dignité, Homme de valeurs et père de famille, M. Jonathan Muyumb Ditend s’est toujours distingué par son professionnalisme et son respect profond des principes éthiques qui lui ont été transmis.

L’exposer publiquement sous des qualificatifs infamants, sans qu’aucune décision de justice ne soit intervenue, constitue une démarche irresponsable et manifestement attentatoire à sa dignité ainsi qu’à celle de sa famille. I

Il convient de rappeler que dans un État de droit, la présomption d’innocence est un principe sacré qui s’impose à tous. Nul ne peut être condamné sur la place publique avant que la justice ne se soit prononcée.

Par ailleurs, il est profondément regrettable que certains aient choisi d’instrumentaliser le nom de sa mère S.E. Mme l’Ambassadeur Isabel Machik Ruth Tshombe et la mémoire de feu S.E.M Le Premier Ministre Tshombe pour alimenter un récit avilissant et sensationnaliste. L’héritage historique d’une figure aussi emblématique ne saurait être mêlé à des spéculations destinées à susciter l’émotion plutôt qu’à informer avec responsabilité.

Le dossier suit actuellement son cours normal devant les instances judiciaires compétentes. Les faits seront examinés dans le strict respect des procédures légales, car il appartient à la seule justice d’établir les responsabilités éventuelles.

Face à la gravité de ces accusations et au préjudice moral considérable causé à sa personne et à l’honorable lignée qu’il représente, des poursuites judiciaires sont engagées contre les auteurs et co-auteurs de ces propos diffamatoires.

La liberté d’expression ne saurait être confondue avec le droit de calomnier.

Nous invitons chacun à la retenue et à la responsabilité, tout en réaffirmant notre entière confiance dans les institutions judiciaires de la République pour faire triompher la vérité et le droit.

NDLR :

Scoop RDC se réjouit du fait que la mise au point de Me Gaston Hugue Kiota ne fasse pas allusion ou n’évoque pas le 1 million USD, argent perçu par son client dans le cadre d’un deal de fourniture de forages miniers, dont la livraison n’a jamais eu lieu. Il ne dément pas. Par contre, l’avocat se contente de parler « d’un dossier qui est en cours » devant la justice. Lequel ? Il ne le dit pas, il ne donne non plus la raison pour laquelle son client a été détenu à la Police judiciaire.

Sa mise au point reste, pour tout celui qui a bien lu l’article de Scoop RDC, superficiel. Le média n’a pas qualifié l’infraction comme il lui est reproché parce qu’il n’en a pas la compétence. Il a tout simplement mentionné ce dont le client de Me Gaston Hugue Kiota est reproché et poursuivi par son partenaire d’accusateur et plaignant, qui parle d’abus de confiance…

Aussi, faire référence à l’ancien premier ministre et sa fille, mère du client de Me Gaston Hugue Kiota, n’est nullement diffamatoire, c’est plutôt rappeler, mieux révéler l’appartenance de son client à une famille des icônes emblématiques intègres dont il ne semble pas malheureusement avoir hérité l’intégrité.

Pour le reste, notre média n’est pas sensationnel parce qu’il tient à sa crédibilité professionnelle.

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