La tension diplomatique entre la République démocratique du Congo et le Rwanda connaît un nouveau tournant.
En déplacement dans la capitale française, le Ministre de la Communication et Médias et Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a réagi avec fermeté aux sanctions récemment imposées par les États-Unis contre l’armée rwandaise et certains de ses officiers.
Face à la communauté congolaise réunie à l’Ambassade de la RDC à Paris, le membre du Gouvernement a salué ce qu’il considère comme un signal fort de la part de Washington. Selon lui, ces sanctions pourraient avoir un impact durable sur l’économie rwandaise, notamment en raison des restrictions liées à l’accès au système financier international dominé par le dollar.
« Ces mesures constituent un tournant et pourraient encourager d’autres partenaires internationaux à s’engager davantage aux côtés de la RDC », a-t-il déclaré.
Un nouveau rapport de force diplomatique
Patrick Muyaya a également réaffirmé la position de Kinshasa concernant les liens présumés entre le Rwanda et la rébellion du M23, rappelant que les autorités congolaises estiment disposer d’éléments probants sur cette implication. Pour lui, la dynamique actuelle marque une étape décisive dans la gestion diplomatique et sécuritaire de la crise à l’Est du pays.
La paix à l’Est, priorité stratégique
Le Porte-parole du Gouvernement a souligné que la restauration de la paix et de la sécurité dans l’Est demeure une priorité absolue. Il a évoqué les avancées enregistrées sur le terrain et la stratégie globale mise en place sous la conduite du Président Félix Tshisekedi.
« La RDC renforce progressivement sa position sur la scène internationale et travaille à faire évoluer le regard porté sur sa situation », a-t-il affirmé.
Diplomatie offensive et mobilisation nationale
Au-delà des sanctions, Patrick Muyaya a défendu le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, qu’il a qualifié d’accord tourné vers l’avenir. Il a également mis en avant la candidature de Kinshasa à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, symbole d’une diplomatie plus active.
Enfin, il a appelé la diaspora congolaise à se mobiliser pour défendre l’image et les intérêts du pays, notamment dans l’espace numérique et médiatique.
Dans un contexte régional sensible, Kinshasa affiche ainsi une posture offensive, convaincue que les sanctions américaines pourraient redessiner les équilibres diplomatiques et économiques dans la région des Grands Lacs.


