Lancées officiellement le 06 janvier dernier par la Direction générale des Impôts, DGI de Barnabé Muakadi, les nouvelles plaques d’immatriculation ne sont toujours pas disponibles jusqu’à ce jour. Or, chaque jour qui passe, le pays ne fait que recevoir des conteneurs et conteneurs des véhicules importés.
Il revient, en effet, à Scoop RDC qu’avant d’annoncer l’introduction en circulation de la nouvelle plaque minéralogique, il a été enjoint depuis novembre 2025 à la firme Valornet, fournisseuse des plaques actuellement en circulation, d’arrêter la production et la livraison des plaques. Ce qui a comme conséquence surtout pour la ville de Kinshasa, le recours par beaucoup de propriétaires de véhicules aux provinces en vue de s’en procurer, vraies ou fausses, mais hélas tout passe, étant donné qu’un contrôle policier rigoureux fait cruellement défaut.
Actuellement, les fonctionnaires de l’État, les membres des cabinets ministériels et autres institutions étatiques qui ont de nouveaux véhicules, même certains particuliers sous couverts, se rabattent sur le Service Technique de l’Administration (STA) pour obtenir les plaques de l’administration, pourtant réservées aux véhicules de l’État. Simple constat ces derniers jours : les artères de Kinshasa sont inondées des plaques AIN, ASP, AAE, APT, AAN, AJU, ARP, AMI, AEP, ARS, AFI, ABU, AEN, AEC, ATPI, AKIN… même sur des voitures « ketch », facilement fabricables dans la cité et difficilement contrôlables par la police.
Conséquence d’un marché attribué à un copain
Il faut noter que la carence ou l’absence des plaques est non seulement la conséquence d’un changement mal planifié et précipité, mais aussi d’un marché accordé comme « récompense » à un « copain » inexpert en la matière.
En effet, alors que son contrat courait jusqu’à août prochain, la firme Valornet a vu ce contrat brutalement et unilatéralement interrompu pour être confié à la société Castillo Service RDC appartenant à George Batuleji Ntumba, filiale de la société belge Castillo Valere BV. Cette offre de marché avait suscité à l’époque l’inquiétude dans le chef de l’ONG Congo ne pas à Vendre (CNPAV). Lire l’article de Scoop RDC :
Les vérifications faites sur Georges Batuleji Ntumba renseignent que ce dernier était un restaurateur, propriétaire, mieux ex-propriétaire du restaurant “Le P’tit Belge” à Bruxelles où les amis, la plupart au pouvoir aujourd’hui, venaient manger. Une récompense, pense-t-on. Mais seulement, Georges Batuleji sans expertise avérée en la matière, a recouru à Castillo Valere BV qui, rapporte-t-on au média en ligne, ne serait pas favorable à la clé de répartition établie et trainerait les pas pour l’exécution du contrat.
Selon les sources de Scoop RDC, les plaques minéralogiques en plexiglass prévues en remplacement de celles en aluminium, ne seront disponibles que vers fin mars si la définition de la clé de répartition du revenu est bien convenue avec le producteur et fournisseur belge de ces plaques en plexiglass. Mais en attendant, vive les « A… » sur les artères de Kinshasa.


