Par Félix Ilunga.
La province du Kasaï Oriental fait face à une recrudescence inquiétante de la rougeole. Selon les données officielles, 706 cas dont 10 décès ont déjà été enregistrés au cours des cinq premières semaines de l’année 2026, une évolution rapide qui suscite de vives préoccupations au sein des autorités sanitaires.
Ces chiffres marquent une nette aggravation par rapport à l’année 2025, au cours de laquelle 551 cas et 3 décès avaient été recensés. Ils rappellent également les conséquences dramatiques de l’épidémie de 2022, qui avait fait 12 939 cas et 134 morts dans la province.
Dans un message officiel diffusé le mercredi 11 février, le gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbuebua Kapo, a alerté la population et l’a appelée à prévenir une propagation plus large de la maladie.
La rougeole est une maladie infectieuse hautement contagieuse, qui se manifeste notamment par une forte fièvre, la toux, des éruptions cutanées, des yeux rouges accompagnés de larmoiement, ainsi qu’un état de fatigue intense. Sans une prise en charge médicale rapide, elle peut entraîner des complications graves, voire mortelles, en particulier chez les enfants.
La présence du virus a été confirmée par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), renforçant la crédibilité de l’alerte et la nécessité d’une réponse sanitaire immédiate et coordonnée.
Face à cette situation préoccupante, les autorités provinciales appellent à une vigilance accrue. Les parents et les responsables communautaires sont invités à orienter sans délai vers les structures de santé tout enfant présentant des signes suspects, tels que la fièvre, l’écoulement des yeux ou du nez et l’apparition de boutons sur le corps.
L’accent est également mis sur la vaccination, considérée comme la principale mesure de prévention. Les parents sont encouragés à faire vacciner les enfants âgés de 0 à 23 mois n’ayant pas encore reçu toutes les doses requises, en se rendant dans les centres de santé les plus proches.
Au-delà de l’alerte, cette résurgence de la rougeole met en lumière les défis persistants du système de santé en matière de prévention et de couverture vaccinale. La maîtrise de l’épidémie dépendra en grande partie de la mobilisation collective, de la réactivité des services sanitaires et de l’adhésion des communautés aux mesures de prévention.


