Par Félix Ilunga.
Le marché des matériaux de construction traverse une période difficile à Mbujimayi, chef-lieu du Kasaï Oriental. Depuis ce lundi 9 février 2026, le prix du ciment a connu une augmentation notable, suscitant de vives inquiétudes chez les consommateurs et les acteurs du secteur du bâtiment.
Un sac de ciment de 50 kilogrammes, vendu à environ 25 dollars américains la semaine dernière, se négocie désormais entre 30 et 32 USD selon les points de vente. Une flambée des prix que plusieurs revendeurs interrogés expliquent par une pénurie du produit sur le marché local. Cette rareté a d’ailleurs conduit à la fermeture de nombreux dépôts, incapables de s’approvisionner.
Cette situation pèse lourdement sur les propriétaires de chantiers, dont plusieurs projets de construction risquent d’être ralentis, voire arrêtés. Beaucoup fondent leurs espoirs sur la future usine de production de ciment gris de Katanda, perçue comme une solution durable pour stabiliser l’offre et les prix dans la région.
Toutefois, la mise en service de cette infrastructure stratégique connaît des retards. D’après des sources proches de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), une partie importante des équipements destinés à l’usine serait encore bloquée dans le Haut-Katanga, compliquant l’avancement des travaux.
Par ailleurs, d’autres informations concordantes pointent l’effondrement du pont de Katongoka, dans la province du Haut-Lomami, comme un facteur aggravant ayant entravé la circulation des marchandises en perturbant l’approvisionnement en ciment gris vers Mbujimayi.
En attendant une solution durable, la hausse des prix continue de fragiliser le secteur de la construction et de mettre à rude épreuve les ménages comme les entrepreneurs locaux.


