L’insécurité s’est accrue dans les quartiers Boba et Nzuzi wa Mbombo de Masina 1, où vols des motos, tueries et phénomènes kuluna plongent la population dans la peur et la psychose.
Le dernier incident remonte à mardi 27 janvier 2026, vers 20h30, sur l’avenue Mavungu dans le quartier Boba.
Un jeune motard a été attaqué par trois individus non identifiés, qui ont tenté de lui arracher sa moto.
Résistant, le motard a été touché par des balles, déclenchant l’intervention de la police de proximité.
Quelques minutes plus tard, un échange de tirs a opposé les criminels aux policiers, faisant deux morts sur place : un policier et l’un des assaillants. Le motard a été gravement blessé par deux balles, selon les témoins.
Cet incident a semé la panique dans la soirée, et la jeunesse des deux quartiers, habituellement libre de circuler à toute heure, se retrouve aujourd’hui sous un climat de peur intense.
Une police présente, mais inactive
Les quartiers sont entourés de commissariats et de postes de police, mais selon les habitants et des témoins recueillis par ScoopRDC.net, aucune action concrète n’a été menée pour rétablir l’ordre. Certains affirment même que des policiers en uniforme se transforment en criminels, opérant avec impunité et accentuant la défiance des populations.
Depuis décembre 2025, le taux de criminalité dans ces quartiers a fortement augmenté, laissant cadres communautaires et habitants impuissants. La jeunesse vit désormais sous un traumatisme permanent, et des voix s’élèvent pour demander une intervention urgente des autorités policières et municipales.
Malgré une surveillance policière théorique, les quartiers restent des zones à haut risque, révélant un manque de coordination et de contrôle interne au sein de la police.
Appel à l’action !
Face à cette recrudescence de l’insécurité, les habitants de Boba et Nzuzi wa Mbombo interpellent les autorités politiques et policières : « Qu’attendez-vous pour agir ? Comment laisser la population subir impunément ces violences ? »
La situation à Masina illustre une fois de plus l’impérieuse nécessité d’une réforme de la sécurité urbaine, accompagnée d’une action concrète de proximité pour restaurer la confiance et protéger les citoyens.


