Bureau du sénat : Baende et Bitika accusés de détournement du 13ième mois des membres de leurs cabinets 

Il avait fallu que Scoop RDC le dénonça pour que les salaires des membres de tous les cabinets de tous les membres du bureau de sénat soient finalement bancarisés après une année de l’opération « maboko banque » (paie à la main). Lire l’article : Paiement du personnel des cabinets par « Maboko banque » au Parlement : Gestion opaque de Kamerhe et Sama Lukonde pour camoufler les détournements.

Si pour certains agents des cabinets des membres du bureau du sénat cette bancarisation a amélioré leurs conditions salariales en évitant des grandes coupes jadis effectuées à la base, pour d’autres, notamment des cabinets du rapporteur adjoint Jean-Claude Baende et du questeur adjoint Pascal Bitika, le calvaire persiste encore.

Il est rapporté à Scoop RDC que les membres de ces deux cabinets n’ont pas touché leurs treizièmes mois alors leurs collègues, comme ceux au service du questeur Taupin Kabongo, surnommé « maboko pembe » (mains blanches) pour son intégrité dans la paie des salaires et primes de ses membres du cabinet, ont bénéficié de cet avantage. Dans cette opération de détournement du 13ieme mois, on cite le financier de Pascal Bitika, le nommé Diesse Pelete Kalombo, comme homme-clé de deux membres du bureau accusés par les agents.

Par ailleurs, si Bitika ne s’intéresse pas actuellement aux salaires des membres de son cabinet qu’il coupait avant la bancarisation, Baende par contre, s’y est fortement accroché. Il est obligé à chaque membre de son cabinet à chaque paie de reverser au moins 30% de son salaire pour ce que le rapporteur adjoint du sénat appellerait « caisse de solidarité » dont le gestionnaire n’est que lui-même. Un membre qui touche par exemple 2.300 USD, rapporte-t-on à Scoop RDC, est contraint de reverser chaque mois pour cette « caisse de solidarité » 825 USD. Un crime social qu’inflige celui qui avait été autrefois prêtre à ses collaborateurs, incapables de le dénoncer de peur d’être renvoyé et perdre le travail.

Ce traitement inhumain doit, non seulement interpeller le président du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde, mais aussi nécessiter l’audit de l’Inspection générale des finances (IGF). Non sans raison, car cet argent qui paye les agents, vient du trésor public et devra servir aux rubriques indiquées.

Il faut indiquer que le questeur adjoint du Sénat, Pascal Bitika, contacté par Scoop RDC par WhatsApp, n’a pas encore donné sa version de faits sur le 13ième mois détourné lui imputé.

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