RDC : Ngefa fait le point sur les avancées majeures du redressement du secteur de la Justice

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme du Gouvernement congolais, dirigé par la première ministre Judith Suminwa Tuluka, la République démocratique du Congo enregistre des avancées significatives dans les efforts de redressement du secteur de la justice.

Suivant la vision prônée par Félix Tshisekedi, président de la République, des réformes courageuses ont été engagées en vue de l’avènement effectif d’un véritable État de droit.

C’est au cours d’un briefing tenu, jeudi 08 janvier dernier à la RTNC, que le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, et son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ont présenté aux Congolais des signaux forts témoignant de cette dynamique de réforme.

Des progrès stratégiques en faveur de l’État de droit

Dans un élan de redevabilité, les deux membres du Gouvernement ont exposé, tour à tour, des progrès stratégiques visant à faire de la justice un pilier central de la paix sociale, de la préservation de la souveraineté nationale et du développement en RDC.

Dans ses propos liminaires, le ministre d’État Guillaume Ngefa a énuméré plusieurs avancées majeures enregistrées sous son mandat, notamment dans la lutte contre la corruption, la spoliation des biens publics et privés, ainsi que la fraude minière.

Selon lui, 324 magistrats ont déjà été sanctionnés pour des actes contraires à la loi.

Parmi les avancées notables, il a également évoqué une ordonnance présidentielle rendant nuls et de nul effet tous les actes administratifs, juridiques et judiciaires posés par le M23 dans les zones sous occupation dans l’Est de la RDC.

Des signaux de grande portée

« Sans une justice crédible, il n’y a ni paix durable, ni sécurité juridique, ni développement économique. J’ai donc imposé une méthode fondée sur la proximité, la fermeté et les résultats », a déclaré le Ministre d’État Guillaume Ngefa.

Il a précisé que cette approche repose sur une concertation interinstitutionnelle et interministérielle, indispensable à l’efficacité de l’action judiciaire dans le cadre de la solidarité gouvernementale.

Cette méthode se traduit par un plan d’action structuré autour de cinq piliers stratégiques, dont la lutte contre l’impunité et les crimes graves, en particulier dans le contexte de guerre que traverse le pays.

Zéro reconnaissance juridique des actes des groupes armés

Le ministre d’État a souligné que l’ordonnance présidentielle relative au M23 constitue une avancée majeure sur le plan de la souveraineté juridique, en garantissant que tous les actes posés par les groupes armés ne seront jamais reconnus après le retour de la paix.

Il a également indiqué avoir pris plusieurs injonctions emblématiques visant des juridictions civiles et militaires pour la poursuite des auteurs de crimes, y compris ceux jadis considérés comme intouchables.

Nouvelle approche, nouveaux résultats

Sur le plan disciplinaire, plus de 324 dossiers ont été ouverts à charge des magistrats, avec des sanctions disciplinaires et pénales, marquant une rupture nette avec la culture de l’impunité.

Dans la lutte contre la corruption et la spoliation, plus de 400 dénonciations ont été enregistrées, dont 30 dossiers concernant des biens fonciers et immobiliers de l’État, ainsi que des cas liés à la fraude minière impliquant des civils et des militaires.

Un cadre permanent de concertation intersectorielle a été mis en place avec plusieurs ministères afin de renforcer l’action conjointe contre ces fléaux.

Engagement gouvernemental et perspectives

De son côté, le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, a souligné l’importance du secteur judiciaire dans la consolidation de la souveraineté nationale.

Évoquant la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, il a rassuré que des efforts soutenus sont déployés afin de préserver l’intégrité territoriale et d’exiger des responsabilités face aux souffrances infligées aux populations congolaises.

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