70 ans de Bandalungwa : Le trio Muyaya-Tshikuma-Phanzu pour une commune reconnue « kinoisement » culturelle

La commune de Bandalungwa dans la Funa à Kinshasa a célébré le 08 décembre dernier ses 70 ans de création officielle après qu’une cérémonie de remise des clés des logements sociaux eût été organisée par le roi Baudouin sur l’avenue qui, désormais porte l’appellation de 08 décembre, laquelle traverse les quartiers Makelele (ex-Synkin) et Bisengo.

A l’occasion, le ministre national de la Communication et des médias Patrick Muyaya, le député national Eric Tshikuma et le député provincial Jared Phanzu, tous de Bandalungwa, ont salué l’âge mature atteint par cette commune, leur fief électoral.

Même si ses aînés ne l’ont pas déclaré ouvertement, le député provincial, on suppose qu’en leurs noms, souhaite que la municipalité de Bandalungwa soit désormais considérée comme la première commune culturelle de Kinshasa. Jared Phanzu ne veut pas que cela ne soit ni un slogan politique ni un effet de mode, mais plutôt une réalité historique, artistique, sociologique et identitaire, ancrée dans son origine même, dans son tissu urbain et dans l’influence profonde qu’elle exerce sur l’imaginaire collectif des Kinois. Et le député provincial Jared Phanzu en donne les raisons en sept points bien déclinés :

1. Une histoire fondatrice qui a structuré la culture kinoise.

Avec une superficie de 6,28 km² et une population dépassant les 259 760 habitants, Bandalungwa n’est pas un simple quartier : c’est un microcosme urbain dense, central et vivant, un lieu de brassage social et culturel permanent. Ses 8 quartiers fondateurs dont Bisengo, Adoula, Lumumba, Lubudi, et Makelele ont accompagné la naissance de Kinshasa moderne et donné naissance à une culture urbaine authentique.

2. Un espace chargé de lieux mythiques et de repères symboliques

Peu de communes peuvent revendiquer autant de lieux devenus références identitaires : Avenue Kasa-Vubu, colonne vertébrale historique ; Avenue 08 décembre, mémoire vivante ;  Rond-point Moulaert, symbole de sociabilité populaire ; Ancienne pépinière devenue Oasis, marqueur des transformations urbaines ;  Camp Kokolo, berceau sportif et militaires… Ces lieux sont des scènes sociales, des laboratoires de style et les temples de l’expression populaire kinois.

3. Le cœur culinaire et festif de Kinshasa : Luputa, avenue Lubumbashi et Bloc commercial…

Aujourd’hui, certains espaces ont placé Bandal au centre de l’innovation culinaire et de l’ambiance kinoise :

• Le Rond-point Luputa : Nouveau symbole du culinaire populaire, un lieu de retrouvailles, d’ambiance, de fraternité et d’expression sociale.

• L’avenue Lubumbashi : Carrefour du commerce populaire, des bars, terrasses et tendances urbaines… c’est ici qu’est né le poulet mayo, phénomène devenu national, mais aussi le ngolo moseka, autre innovation culinaire exportée à travers la capitale.

• Le Bloc commercial : Un coin de commerce populaire où se croisent jeunes, artistes, commerçants, influenceurs, ambiances…

Pour Jared Phanzu, « Aucune autre commune n’a un tel impact culturel, économique et gastronomique »

4. Une commune qui a donné naissance aux plus grandes figures artistiques de la RDC

Bandalungwa abrite la plus forte concentration d’artistes majeurs du pays : Les pionniers de Wenge Musica 4×4 à l’occurrence Werrason, JB Mpiana, Blaise Bula, Didier Masela… Et la nouvelle icône internationale Fally Ipupa ou encore le célèbre animateur Celeo scram… 

Elle a donné naissance à des comédiens, humoristes, troupes théâtrales, des danseurs professionnels, des performeurs, des créateurs de tendances, de mots, de codes et d’attitudes.

« Bandal, c’est un studio à ciel ouvert… ».

5. Des espaces sportifs et artistiques tournés vers l’avenir :

• Le Terrain Allemagne : Ce site historique deviendra dans les prochains mois un complexe sportif moderne, un studio d’enregistrement aux standards internationaux, et une salle culturelle professionnelle.

Bandal sera l’une des rares communes dotées d’un véritable pôle culturel complet.

• L’Espace Moto na Moto : Lieu de formation et de créativité urbaine : boxe, judo, arts martiaux, danse, performances artistiques. Un des espaces les plus actifs de la capitale pour les jeunes talents.

6. “Bandal c’est Paris” :

Le mythe est devenu patrimoine national qui s’exporte sur la scène internationale au point d’être une référence présidentielle en France, plusieurs fois répété par Emmanuel Macron son président et façonné par son accueil à son autre Paris, qui est Bandal… 

Cette expression devenue symbole national résume l’élégance, le style, la créativité, la capacité à créer des tendances. Même lorsque la diaspora musicale était paralysée, Bandal a continué à produire, à vibrer, à créer.

« Aucune autre commune n’a donné naissance à un slogan devenu référence culturelle nationale ».

7. Un leadership culturel reconnu dans toute la capitale :

Que l’on arrive de Kintambo, Selembao, Kasa-Vubu ou Ngiri-Ngiri, lorsqu’on entre à Bandal, l’on sent que par son ambiance, par ses avenues vibrantes, par ses cafés et terrasses intemporels, par ses terrains Allemagne et Municipal… véritables incubateurs de talents, l’esprit de Bandal dépasse son territoire. C’est une référence culturelle métropolitaine.

Le député provincial Jared Phanzu conclut que Bandal est la première commune culturelle de Kinshasa et la plus légitime au regard de son histoire, de ses sites mythiques, de ses artistes, de son rôle dans la création artistique, de son innovation culinaire, de son style unique, de son influence culturelle, de sa mémoire vivante, de ses espaces de création et de son avenir culturel ambitieux. Bandalungwa s’impose naturellement comme la première commune culturelle de Kinshasa. Elle n’est pas seulement une commune, elle est une signature, un style, un repère et une légende vivante.

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