Sud-Kivu : Tension à Uvira, Kinshasa brise le silence et pointe Kigali du doigt !

La tension est montée d’un cran dans la soirée de ce mardi dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu. 

Face aux informations alarmantes circulant sur les réseaux sociaux, le gouvernement congolais a finalement fixé l’opinion : « Le Rwanda n’a pas tardé, il viole ce qui était convenu à Washington », déclare Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.

Une sortie médiatique qui sonne comme une mise en accusation directe de Kigali, à peine quelques jours après la signature des engagements entre les deux pays à Washington. Selon Kinshasa, ce qui devait être une trêve diplomatique n’a duré que le temps d’une poignée de main. 

« Nous constatons, une fois de plus, la duplicité du Rwanda », glisse une source sécuritaire congolaise jointe tard dans la soirée.

Des mouvements suspects rapportés près d’Uvira

Sur le terrain, plusieurs récits concordants font état de mouvements inhabituels vers les collines surplombant Uvira, alimentant les craintes d’une nouvelle infiltration des supplétifs du M23 ou d’autres groupes armés proches de Kigali. Rien d’officiel pour l’instant, mais Kinshasa affirme suivre la situation “minute par minute”.

Pour de nombreux observateurs, cette énième crispation met en lumière l’extrême fragilité du processus de désescalade promis à Washington. 

Il était pourtant question de confiance, de coopération renforcée… mais les vieux réflexes semblent avoir repris le dessus.

Kinshasa hausse le ton !

Patrick Muyaya, visiblement remonté, ne mâche pas ses mots. Le porte-parole parle d’une violation flagrante des engagements récents, et avertit que la RDC “ne tolérera aucune provocation de plus”. À l’entendre, le gouvernement prépare une réponse ferme si ces signaux d’alarme se confirment.

Le pays retient son souffle

Alors que les habitants d’Uvira, habitués malgré eux aux bruits de bottes, scrutent l’horizon avec inquiétude, Kinshasa assure que les FARDC sont en alerte maximale.

La question reste la même : Le Rwanda veut-il vraiment la paix, ou s’achemine-t-on vers un nouveau bras de fer dans la région ?

Pour l’instant, une chose est certaine : Le climat est explosif, et Washington, tout juste applaudi pour sa médiation, risque déjà de voir son accord remis en cause.

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