Journée internationale de la lutte contre la corruption « sous silence » en RDC : Remember Jules Alingete !

Ce mardi 09 décembre, le monde célèbre la journée internationale de la lutte contre la corruption. Elle a été instituée depuis l’adoption de la Convention des Nations unies contre la corruption le 31 octobre 2003, pour attirer l’attention du public sur les problématiques de lutte contre la corruption. Et le thème de cette année intitulé « Unis avec la jeunesse contre la corruption : bâtir l’intégrité de demain », met en lumière le rôle essentiel des jeunes qui refusent la corruption.

En ce jour commémoratif, en RDC, aucun organe de contrôle étatique n’a organisé un atelier pour évaluer la question.  Est-ce une preuve davantage que la lutte contre la corruption est renvoyée aux oubliettes alors que ce phénomène constitue le principal obstacle au développement de la RDC ?

Or, en quatre ans (2021 à 2024), la RDC avec des personnalités comme Jules Alingete alors à l’époque inspecteur général des finances chef de service, la RDC a eu à gagner sept places dans le classement mondial « Transparency International ». Mais depuis son départ, c’est la stagnation. Rien ne bouge. Le dernier classement 2025 maintient la RDC au même niveau, plus de progrès.

En effet, depuis le début de cette année 2025, aucune action phare n’a été menée par les services appelés à lutter contre la corruption alors que dans son discours sur l’état de la nation, hier lundi 08 décembre, le président de la République a fait état de seulement 40% des ouvrages financés depuis 2022 dans le programme de développement à la base PDL 145T ont été livrés à fin 2025, soit quatre ans après.

La réalité est que la corruption et les détournements des fonds publics sont à la base de l’échec de ce programme ambitieux, lesquels qui impliquent certains hommes politiques qui se sont arrangés les marchés des travaux du PDL 145T, mais que personne aujourd’hui n’a le courage de traquer. Ce qui fait que beaucoup de Congolais regrettent Jules Alingete, celui-là même que le président de la République avait personnellement surnommé « chien méchant » et que les médias appelaient « flic ou gendarme financier ». Non sans raison, car ses patrouilles financières avaient pu arrêter le pire.

S’agissant justement de Jules Alingete, rappelons qu’il venait d’obtenir son diplôme de docteur honoris causa lui décerné par la Grande Ecole du Commerce (GEC) en collaboration avec l’Institut Polytechnique de Marrakech au Maroc, en reconnaissance de son combat acharné contre la corruption en RDC (Lire l’article de Scoop RDC : Docteur honoris causa pour son combat contre la corruption : Jules Alingete, le cajolé de Marrakech !).  

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