L’Inspecteur général des finances chef de service honoraire, Jules Alingete Key, a été, du 03 au 05 décembre dernier, l’invité spécial et de marque de la Grande Ecole de Commerce (GEC) de Marrakech, au Maroc.
En effet, en collaboration avec l’Institut polytechnique de Marrakech, cette école de management qui organise le Bac+3 et le Bac+5 et a mis au point une pédagogie active et innovante, fondée sur l’approche de compétences, de développement de l’employabilité et de civisme, a décerné un diplôme et une toge à titre de docteur honoris causa à l’ancien gendarme financier congolais pour son exemplarité dans la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics.
« Titre honorifique bien mérité qui traduit votre engagement pour la lutte contre la corruption en vue d’assurer et d’instaurer les valeurs d’une bonne gouvernance des services publics en République démocratique du Congo », a déclaré le modérateur lorsque dans la soirée de jeudi 04 décembre, la toge noire est en train d’être enfilée à Jules Alingete et le diplôme lui être remis en mains propres après une table ronde par lui coanimée sur le thème « leadership, intégrité et transformation de la gouvernance publique en Afrique » dans la même salle.
A cette table ronde, l’inspecteur général des finances chef de service honoraire et émérite congolais a ébloui un public richement scientifique par son exposé démontrant les effets farouchement nocifs de la corruption sur le développement des pays du monde en général, et particulièrement du continent africain.

« La corruption freine le développement des pays et la corruption amène le sous-développement dans les communautés si l’on n’y prend garde. Quand nous, on parle de la corruption, on parle de ça avec rage, on parle de cela avec détermination parce que pour nous c’est une question de vie, d’existence, une question de nos enfants, une question de l’avenir. Pour nous, nous devons nous lever, nous battre comme fils du pays et essayer de donner la chance demain à nos enfants de vivre dans un environnement où il fait beau vivre », a déclaré Jules Alingete avant d’affirmer, partant de son expérience d’ancien inspecteur général des finances, que la gouvernance actuelle des finances des pays africains mérite d’être transformée pour une amélioration, pour un développement.
Pour lui, en dépit, martèle-t-il, qu’il peut y avoir une culture de redevabilité, de responsabilité, de l’intégrité, en dépit du fait que l’on peut mettre en place une réglementation des lois, des organes de contrôle ont un rôle très important à jouer pour l’amélioration de la gouvernance publique.
« Nous devrons y travailler. Mettre en place des organes de contrôle qui travaillent, qui veillent, des services avant-gardistes pour que la corruption ne puisse continuer. C’est un défi puisqu’il faut une volonté politique manifeste et réelle, mais aussi un accompagnement accru de la justice et de la société civile. Sinon, le progrès réalisé sera éphémère », a soutenu Jules Alingete en brandissant sa propre expérience.
Une aura qui hypnotise les étudiants de GEC et de l’Université Cadi Ayyad…
La veille du décernement de son diplôme de docteur honoris causa, Jules Alingete a, dans l’une des salles de GEC débaptisée désormais à son nom, tenu en haleine les étudiants de cette école de management basé sur l’excellence éthique.
Parlant de son expérience à l’Inspection générale des finances en RDC, un service qui existait mais qui ne travaillait pas et qu’il a recrée avec beaucoup de stratégies et de méthodologies, Jules Alingete a vivement recommandé à ces jeunes apprenants, avenir de demain, la persévérance, la compétence, le patriotisme, mais surtout l’intégrité.
« Quel que soit votre niveau intellectuel et social, soyez persévérants, restez positifs. Cultivez les valeurs d’intégrité. C’est l’intégrité qui paie plus. Un homme intègre dans son parcours finit toujours par récolter les fruits inestimables de son intégrité », a-t-il martelé.
Captivé par cette expérience riche racontée, le directeur général et fondateur de l’Institut Polytechnique de Marrakech (IPM), Ahmed Yalid, a eu des mots justes et admirables : « On aimerait avoir une centaine de Jules Alingete en Afrique ».

A l’Université Cadi Ayyad, vieille de 147 ans et qui compte actuellement plus de 120 mille étudiants, Jules Alingete a tenu une conférence devant ceux de la Faculté juridique, économique et sociale qui compte à elle seule 53 mille étudiants. Ici, c’est une leçon magistrale de fonctionnement d’une inspection générale des finances, son rôle efficace ou inefficace dans les pays africains et les mécanismes à développer pour lui doter des capacités à imposer une gouvernance adéquate des finances publiques, qui est administrée.

Sans se voiler la face, professeurs, doctorants et étudiants de cette faculté et bien d’autres qui ont assisté à cette conférence, ont avoué être bien édifiés par l’inspecteur général des finances honoraire et émérite congolais. Donc, c’est un Jules Alingete, cajolé de Marrakech, qui quitte cette ville marocaine bien ragaillardi pour regagner son pays par Rabat la capitale, après une visite à l’Inspecteur général des finances marocain, Mohamed Manchoud, que ce dernier a très sollicitée. A lire prochainement dans « Les à-côtés de Jules Alingete au Maroc ».


