Ruth Djamba fauchée par un cortège d’un officier supérieur militaire : Sa famille dépose une plainte ce jeudi 04 décembre à l’Auditorat militaire de la Gombe

Elle n’a pas joui de sa licence en communication sociale décrochée à peine à l’Université catholique du Congo (UCC). La vie lui a été ôtée lundi 1er décembre dernier par le cortège incivique d’un officier supérieur des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui roulait en sens inverse, pourtant interdit par le Code de la route.

En effet, le drame est survenu vers 7h30’ sur le boulevard Lumumba au niveau de la 9ième Rue Limete à Kinshasa. Un cortège d’un officier supérieur militaire visiblement en partance pour l’aéroport de N’djili qui roulait à vive allure dans le sens opposé a, malheureusement percuté et renversé mademoiselle Ruth Djamba qui traversait la route, attention dirigée normalement vers les véhicules qui venaient de la Tshangu. Selon les témoins, le cortège a poursuivi son parcours, laissant la victime gisante sur la chaussée. C’est un lieutenant de la Police de circulation routière qui l’a acheminée à l’hôpital saint Joseph de Limete où elle a rendu l’âme une heure après.

Toujours selon les témoins, le même cortège a commis un autre forfait similaire au niveau de la 15ème Rue Limete. Les passants n’ont pas pu malheureusement prendre les photos de cortège incivique de cet officier supérieur des FARDC qui, en plus de la violation du Code de la route, a commis un double meurtre.

La Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) qui s’est rendue au lieu du deuil organisé de mademoiselle Ruth Djamba, au n° 16 de l’avenue Lunzadi dans la Commune de Bandalungwa, exige que l’officier supérieur, violeur du Code de la route et auteur de cet accident meurtrier, soit interpellé et jugé. Elle estime qu’à partir du lieutenant de la PCR qui a secouru mademoiselle Ruth Djamba, l’enquête peut remonter et identifier le fugitif officier supérieur des FARDC.

Quant à la famille éplorée, elle va déposer, ce jeudi 03 décembre, une plainte en bonne et due auprès de l’Auditorat militaire de Kinshasa/Gombe pour que justice soit faite.

Il faut ici rappeler que malgré l’appel maintes fois du président de la République aux membres du gouvernement et autres autorités politico-militaires au respect du Code de la route, ces derniers font sourde oreille et se comportent en délinquants sur la voie publique. Soit ils bâchent leurs plaques d’immatriculation, soit ils roulent en sens inverse. Pas de différence entre eux et les wewa ou les chauffeurs de bus 207.

Plusieurs observateurs estiment que le cas sous examen qui n’est pas d’ailleurs le premier, devra servir de modèle de sanction de la justice à l’encontre de l’incivique officier supérieur des FARDC qui a fauché gratuitement la vie d’une fille à fleur d’âge et endeuillé sa famille.       

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