Opposition catégorique au fédéralisme-piège de Nangaa : José Makila fait parler son sang nationaliste et unitariste !

Kabiliste et opposant farouche au régime de Tshisekedi, José Makila a certaines valeurs morales qu’il ne veut ni vendre ni brader. Bien que membre à la plateforme « Sauvons la RDC » à laquelle fait partie l’AFC/M23 de Corneille Nangaa, l’ancien VPM de Transports et natif du Sud-Ubangi s’oppose à l’idée de fédéralisme proposé par ce dernier lors de sa dernière sorite médiatique. Face à ce qui apparait visiblement comme un piège de balkanisation, Makila fait parler ici son sang national et unitariste, malgré ses divergences avec le régime de Kinshasa. En lingala, on dira de ce comportement républicain que « José Makila aningisi makila », mieux « makila ya José Makila egangi », au regard de la gravité du danger qu’encoure le pays par rapport à la proposition du chef rebelle.

En effet, son compte X, l’ancien député national et meilleur élu de 2011 avec 118.000 voix à Gemena, refuse d’avaler ce qu’il qualifie de « pilule amère », allusion faite à la thérapeutique politique maladroite de du rebelle Corneille Nangaa. Ci-dessous l’intégralité de son post sur X :

LE FÉDÉRALISME EN RDC, POUR QUELLE FINALITÉ ??

J’ai suivi comme beaucoup de compatriotes, l’intervention de Monsieur Corneille Nanga, coordonnateur de l’AFC/M23, sur les réseaux sociaux. À dire vrai, je peine à avaler cette pilule amère qui nous est servie au nom d’une prétendue solution politique. 

Avancer le fédéralisme comme issue à la crise sécuritaire que traverse notre pays, c’est non seulement une aberration, mais aussi un piège soigneusement tendu pour justifier la balkanisation de la République Démocratique du Congo. 

Sommes-nous censés croire que ce modèle institutionnel importé, proposé dans un contexte de guerre de rébellion, est la clef de la paix ?

Depuis quand un système imposé par les armes devient-il le socle de la réconciliation nationale ? C’est une erreur historique, et il est de notre devoir de nous y opposer avec fermeté. 

D’abord, parce que le fédéralisme n’est prévu nulle part dans notre constitution. Ensuite, parce qu’il constitue une fuite en avant, un vernis légal à une entreprise de fragmentation du territoire. En réalité, il s’agit d’un chantage politique orchestré sous couvert d’un accord signé à Doha entre un gouvernement affaibli et une rébellion qui ne semble plus défendre les intérêts du peuple. 

Ouvrir aujourd’hui la brèche du fédéralisme, c’est offrir un boulevard aux artisans de la balkanisation. Ce serait envoyer un message dangereux, celui de travailler pour des puissances obscures aux intérêts vitaux de la RDC. C’est inacceptable. 

Je m’inscris en faux contre cette logique et j’en appelle au réveil de la conscience nationale pour SAUVER LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO. 

La paix ne s’obtient pas en troquant des provinces contre des promesses. Le Congo n’est pas à vendre. 

J’interpelle également le gouvernement congolais : cessez immédiatement les bombardements dans le territoire de Minembwe, où des civils meurent comme des mouches. 

Une armée digne de ce nom protège sa population, elle ne l’agresse pas. Agir ainsi, c’est donner l’impression que le pouvoir se comporte en rebelle contre son propre peuple. Le banditisme d’Etat doit prendre fin. 

Enfin, aux parties en discussion dans les différentes plateformes (Doha, Washington, UA), je rappelle la nécessité de respecter scrupuleusement la résolution 2773 du conseil de sécurité de l’ONU. 

Que la patrie soit placée au cœur de leurs préoccupations, et non les calculs de couloir. 

Quant à Monsieur Corneille Nanga, qu’il cesse de nous prendre pour des naïfs. Son discours pseudo-académique n’est rien d’autre qu’un verbiage dangereux, une tentative désespérée de donner un habillage intellectuel à un projet machiavélique. 

La République est une, et elle le restera. Ceux qui croient pouvoir la diviser en tireront tôt ou tard les conséquences. 

L’UNITARISTE JOSÉ MAKILA SUMANDA.

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