« Escroquerie : Jacquemain Shabani Likoko frappe et crée une nouvelle taxe aéroportuaire de 30 USD par trajet au départ comme à l’arrivée sur tous les vols commerciaux locaux et internationaux à la charge des passagers », telle est la campagne de désinformation, visiblement dans le seul but de diabolisation, menée sur les réseaux sociaux contre le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacques Shabani.
A la suite de cette publication de cette fausse information et d’autres du genre, beaucoup de commentaires sont allés dans tous les sens, mettant en cause tout l’ensemble du gouvernement, voire le régime. Même les activistes des droits de l’homme, censés bien vérifier l’information à la source, sont tombés dans le piège des « Fake newsers ».
Réorientation et non création
Selon les explications du ministère de l’Intérieur, il ne s’agit pas d’une nouvelle taxe créée, mais plutôt d’une redevance existante qui vient d’être réorientée à bon escient. En effet, voilà ce qu’il faut retenir de la réorientation de cette redevance contenue dans le prix du billet d’avion des vols extérieurs jadis gérée par la DGM :
1. Face aux défis croissants liés à la sécurité aéroportuaire, au contrôle des frontières et à la lutte contre les menaces transnationales telles que la falsification de documents, l’identification frauduleuse des voyageurs et les infiltrations criminelles, le Gouvernement congolais a engagé une réforme stratégique visant à renforcer les dispositifs de surveillance et de sécurité.
2. Ces dispositifs permettront à la RDC de se doter d’un système technologique conforme aux standards internationaux (ce qui se passe dans d’autres pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Congo Brazzaville et le Mali) capable de détecter rapidement les voyageurs suspects, de prévenir les menaces transfrontalières et de protéger la souveraineté nationale.
3. ce projet vise à moderniser la gestion des frontières selon les normes de l’OACI et à soutenir les efforts du Gouvernement dans la lutte contre le terrorisme, les conflits armés et les mouvements rebelles exploitant les failles du contrôle migratoire.
4. Contrairement aux fausses allégations relayées, le Gouvernement n’instaure aucune nouvelle taxe. Il s’agit d’une redevance sécuritaire, perçue par les compagnies aériennes opérant en RDC sous code IATA.
5. Les passagers nationaux ne paieront pas cette redevance. Aucun congolais voyageant à l’intérieur du pays n’est concerné
6. Cette redevance qui existe déjà et intégrée dans le prix du billet d’avion par l’IATA sera désormais orientée par une société digitale « Securiport »
7. Le système sera déployé dans le aéroports internationaux, les postes frontaliers et les ports.


