Voir la Société commerciale des postes et télécommunications (SCPT, ex-OCPT) reprendre le poil de la bête, est le souhait ardent du président de la République, Félix Tshisekedi, et du gouvernement Suminwa qui l’ont exprimé aux ministres sectoriels pour sa matérialisation.
C’est dans cette optique que le ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, a convié ce lundi 03 novembre à son cabinet de travail, sa collègue du Portefeuille, Julie Shiku, à une réflexion autour de la question, en y associant le conseil d’administration et la direction générale de la SCPT.
Très pragmatique, Me José Mpanda a estimé et proposé que cette réflexion se focalise sur trois problématiques : attirance de capitaux privés frais ; la réforme de la loi sur la poste qui ne s’adapte plus à la réalité sur le terrain ; et l’inventaire du patrimoine foncier et immobilier de la SCPT pour sa rentabilisation.
S’agissant de l’attirance des capitaux privés frais, les deux ministres ont proposé aux gestionnaires de l’ex-OCPT, devenu d’ailleurs une société commerciale, de tabler sur l’approche du partenariat public-privé (PPP) au regard des difficultés financières qu’a l’Etat propriétaire d’apporter des fonds.
« C’est l’approche la plus économiquement viable parce que l’apport des partenaires privés a ceci d’avantageux : ce qu’il nous apporte non seulement un apport financier, mais également un apport technique. En même temps il nous apporte une agilité dans la conduite des affaires. Cette compétence manque malheureusement à beaucoup d’entreprises publiques », a reconnu la directrice générale de la SCP, Sandra Tshibonge Mbiye, au sortir de la réunion, en ajoutant : « Nous sommes donc tout à fait en ligne avec la vision de leurs Excellence du Portefeuille et des PT ».

Sandra Tshibonge Mbiye, DG de la SCPT
Quant à la réforme sur la loi postale, Sandra Tshibonge a salué cette proposition du ministre José Mpanda et a déclaré que la SCPT y travaille depuis quelques années.
« Que ça la loi postale que la loi sur les télécommunications qui a privé la SCPT de son statut d’exploitant public, la SCPT y travaille depuis quelques années et il y aura des propositions qui seront faites à leurs Excellence pour voir dans quelle mesure elles pourront accompagner la SCPT », a-t-elle aussi déclaré.
Elle a reconnu que la gestion du patrimoine foncier et immobilier cause de pertes énormes à la société à cause de beaucoup de facteurs, notamment la spoliation des terrains et le caractère léonin de certains contrats signés avant elle.
Le ministre José Mpanda a proposé qu’il y ait rapidement constitution d’une commission des experts du ministère des Postes, du ministère Portefeuille ainsi que ceux de la SCPT qui doivent travailler pour une solution idoine à la relance de cette société telle que le veulent le président de la République et le gouvernement.
Il faut rappeler que la SCPT est administrativement sous la tutelle du Portefeuille et techniquement sous celle de PT.


