La reddition des comptes de la loi de finances n°23/056 telle que modifiée par la loi de finances rectificative n°24/009 du 20 décembre 2024 pour l’exercice budgétaire 2024 a été l’objet de débat, pendant trois jours, soit du 28 au 30 octobre 2025, entre la Cour des comptes et le gouvernement.
Ces travaux qui se sont déroulés au siège de la Cour des comptes, ont autour des observations soulevées par l’organe supérieur de contrôle des finances publiques de la RDC sur le projet de loi portant reddition des comptes de la loi de finances pour l’exercice 2024, déposé le 15 septembre dernier par le gouvernement à l’Assemblée nationale.
L’équipe de la Cour des comptes avait à sa tête son premier président, Jimmy Munganga, tandis la partie gouvernementale était dirigée par Alain Malata, directeur de cabinet du ministre des Finances.

Pour le représentant du gouvernement, la qualité des échanges et des discutions a été quelque chose de particulier. Il affirme avoir, avec son équipe, apporté tous les éléments de réponses sollicités par la Cour, éclairant sur différents aspects, notamment conceptuels qui sont très importants pour une meilleure compréhension de la loi portant reddition des comptes.
Il y a lieu de rappeler que la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour des comptes donne à son article 34 à celle-ci la mission d’assister le parlement dans le contrôle d’exécution de la loi des finances. Ce même article 34 oblige la Cour des comptes de saisir le parlement de ses observations de l’exécution de la loi de finances. C’est dans ce cadre-là qu’elle avait fait le contrôle de l’exécution de la loi de finances de l’exercice 2024.
Après cette séance de contradictoire, la Cour des comptes siégeant en chambres réunies, procédera à l’adoption du rapport définitif qui sera incessamment déposé au parlement.


