La première ministre Judith Suminwa a signé, jeudi 23 octobre dernier, au nom du gouvernement, un contrat avec le consortium Sino-Congo spécial zone (SCSZ) pour la construction de la Cité industrielle Chine-Congo. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’extension de la ville de Kinshasa, supervisée depuis janvier 2024 par Thierry Katembwe Mbala.
Dans sa globalité, selon les explications, ce projet s’étendra sur 430 km² et couvrira plusieurs zones d’activités économiques, notamment des zones industrielle, agropastorale, résidentielle, administrative et commerciale, d’une base logistique, d’une zone verte ainsi que de différents espaces aménagés pour les besoins touristiques, la mise en place des infrastructures de base et plusieurs autres projets intégrés.
Un bon projet à entendre sa présentation et sa description. Mais faut-il déjà acclamer ? La prudence exige que l’on croise encore les doigts. Ce n’est pas par scepticisme mais par expérience vécue dans cette même ville où plusieurs projets, privés tout comme étatiques ont été annoncés tambour battant, mais qui jusqu’aujourd’hui sont sans lendemain.
Le plus remarquable est le projet de construction de « Kitoko city » ou « Kitoko ville ». Selon l’exposé qui avait été fait à l’Expo Béton 2021, cette nouvelle ville se voulait une vitrine de la mobilité verte dans la compétition des métropoles Africaines. Et d’après la maquette conceptionnelle, Kitoko city devrait avoir une cité ministérielle où la majorité des bureaux des institutions étatiques installés à la Gombe devaient être délocalisés et des logements des particuliers, notamment la cité de la diaspora. Le fonds d’amorçage de la construction de la « ville intelligente » à 20 Kms à l’est de Kinshasa, devait provenir du Gouvernement congolais avant d’aller dans le partenariat public-privé.
Mais presque cinq ans, cette une initiative du président de la République, un leadership coordonné avec les ministères de l’Urbanisme, Aménagement du territoire, Affaires foncières, Finances et la ville de Kinshasa ne s’est pas concrétisée. Pourtant, la première phase de la construction avait une échéance de cinq ans. Et ce sont les mêmes ministères et le gouvernement provincial de Kinshasa qui sont impliqués dans le nouveau projet, qui portaient ou portent encore le projet « Kitoko ville ». Croisons seulement les doigts !


