Budget 2026 : Doudou Fwamba en mode coach face aux régies financières pour la mobilisation maximale des recettes

20,3 milliards USD c’est le montant du projet de budget 2026 adopté par le conseil des ministres. Un défi pour les régies financières qui doivent fournir des efforts supplémentaires pour réaliser cette ambition du Gouvernement. En coach, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, appelle ces dernières à véritablement mouiller les maillots pour atteindre cet objectif.

Cette prétention à hausser le budget du pays laisse certains observateurs sceptiques. Non sans raisons, car ils se questionnent sur les éléments qui concourent à une prétention. Mais pour Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi dont le ministère avec ses trois financières (DGI, DGDA, DGRAD) a un rôle prépondérant en mobilisation des recettes propres qui constituent le gros du budget, outre les financements extérieurs, cela ne relève pas de la magie. Son expérience d’un ancien du staff dirigeant de la DGRAD est rassurante pour relever ce défi.

A en croire l’argentier national, cette mobilisation des recettes est non seulement une exigence budgétaire, mais surtout un levier de croissance économique et de création d’externalités positives pour le pays. La réussite de cette démarche impose une discipline accrue, une meilleure gouvernance et un engagement de toutes les régies financières.

Il faut signaler qu’au courant du mois d’août dernier, les recettes réalisées se sont élevées à 1.955,6 milliards de Francs congolais (CDF), soit 103% par rapport aux prévisions mensuelles. Et en cumul, les recettes mobilisées du 1er janvier au 31 août 2025 atteignent 18.110,5 milliards CDF, soit 97,8% des prévisions à fin août et 63,9% des prévisions budgétaires annuelles fixées à 28.350 milliards CDF. Comparées à la même période en 2024, elles affichent une hausse nominale de 8%.

Le gap à mobiliser d’ici fin décembre 2025 reste conséquent : 10.239,7 milliards CDF, répartis entre la DGDA (2.354,9 Mds), la DGI (5.782,5 Mds) et la DGRAD (2.102,3 Mds).

Pour renforcer la mobilisation des recettes, plusieurs réformes ont été mises en œuvre, notamment : – L’accélération de la génération de la facture normalisée ; – La mise en place de la télédéclaration de la TVA dans les structures opérationnelles de la DGI ; – La simplification des procédures et la digitalisation des services ; – Le renforcement de la performance des régies financières ; – La fiscalisation des placements extérieurs des banques commerciales ; – Et la réforme de l’intangibilité des dividendes de l’État dans les entreprises en joint-ventures.

Ces mesures visent à améliorer l’efficacité de la collecte des recettes et à garantir une meilleure transparence dans la gestion des finances publiques.

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, réaffirme son engagement à accélérer ces réformes fiscales et à moderniser les outils de collecte, conformément à la volonté du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, celle de garantir la stabilité macroéconomique et de doter le pays des moyens nécessaires à son développement.

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