Télécommunications : Malick Fall échange avec José Mpanda

Discuter des objectifs, des priorités et de l’agenda du ministre José Mpanda dans le secteur des télécommunications, tel a été l’objet de la visite du représentant résident de la Société financière internationale en RDC, Malick Fall, qu’accompagnait le Spécialiste en développement numérique de la Banque mondiale, Tata Dinyuy, ce mercredi 10 septembre 2025.

Dans leurs échanges, ils ont reconnu le besoin pressant de briser la fracture numérique en RDC surtout dans les zones périurbaines et rurales par l’attraction des investisseurs privés dans le secteur. Mais cela passe par l’assainissement du cadre légal et réglementaire qui constitue la préoccupation majeure des opérateurs des télécommunications, ont-ils également reconnu.

Pour ce faire, le ministre Mpanda a annoncé à ses hôtes son projet d’organiser incessamment les états généraux des postes et télécommunications qui vont réunir les opérateurs des télécoms, l’administration de PT-NTIC, les financiers (ministère des Finances et les régies financières) ainsi que les experts du secteur pour discuter des préoccupations des uns et des autres en vue de planifier les divergences persistantes et regarder dans la même direction dans un partenariat serein.

Auprès du représentant de la Société financière internationale qui a loué cette initiative du ministre José Mpanda d’organiser un dialogue public-privé, ce dernier qui connaît bien les procédures de la Banque mondiale, a plaidé pour l’assouplissement des mécanismes de décaissement en vue de l’exécution rapide des projets financés par la Banque mondiale dans le secteur des télécoms en RDC pour parvenir à briser la fracture numérique ce, avec l’accompagnement politique bien assuré du gouvernement à travers son ministère et celui des Finances.

Rappelons que la Société financière internationale ou International Finance Corporation (IFC) en anglais, est une institution du Groupe de la Banque mondiale qui se concentre sur le développement du secteur privé dans les pays en développement. Elle y parvient en fournissant des services de conseil, des investissements (prêts et prises de participation) et des financements commerciaux pour stimuler la croissance économique et réduire la pauvreté. La SFI ou l’IFC, contrairement à la Banque mondiale qui travaille plus avec les gouvernements, est dédiée spécifiquement aux opérations avec les entreprises privées.

En RDC, elle est là pour soutenir le secteur privé et favoriser la croissance économique, notamment via le financement de PME et d’infrastructures, l’amélioration de la connectivité, et l’appui au développement de secteurs comme l’agriculture et l’énergie. Elle a renforcé sa présence locale avec un bureau à Kinshasa et a mobilisé plus de 550 millions de dollars entre 2021 et 2024 pour des projets et des conseils aux entreprises, en s’alignant sur les priorités du gouvernement congolais. 

Dans le secteur des télécoms, elle envisage la construction de 10.000Kms de fibre optique et elle est impliquée dans le Projet de transformation numérique (PTN).

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