Alors que les éliminatoires africaines de la Coupe du monde 2026 approchent de leur phase finale, les enjeux se précisent et les scénarios se resserrent.
Pour certaines nations comme la RDC, battue récemment par le Sénégal (2-3), le rêve de qualification directe s’éloigne, mais l’espoir demeure : celui de figurer parmi les 4 meilleurs deuxièmes et d’emprunter la route difficile des barrages.
Un espoir qui repose sur un parcours exigeant et complexe, mis en place dans le nouveau format de qualification établi par la FIFA.
Format de qualification – Zone Afrique
Pour la première fois, l’Afrique disposera de 9 billets directs pour la Coupe du monde 2026, qui se jouera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Mais la CAF (Confédération africaine de football) bénéficie également d’une dixième opportunité, à travers les barrages intercontinentaux.
Qualification directe : Les 9 premiers de chaque groupe se qualifient directement.
Barrages africains : Les 4 meilleurs deuxièmes (sur les 9 groupes) sont repêchés pour jouer un mini-tournoi à 4.
Le format est le suivant : 2 demi-finales à élimination directe et 1 finale
Le vainqueur de ce tournoi représentera l’Afrique aux barrages intercontinentaux.
Les barrages intercontinentaux : Un second défi
Le représentant africain n’en aura pas fini là. Il devra encore franchir un nouveau mur mondial.
Le tournoi de barrage intercontinental regroupe : 1 équipe d’Afrique (vainqueur des barrages africains), 1 d’Asie, 1 d’Océanie, 1 d’Amérique du Sud et 2 de la Concacaf (Amérique du Nord et Centrale).
Déroulement des barrages
Les 6 équipes sont classées selon le classement FIFA. Les 4 moins bien classées s’affrontent dans deux demi-finales à élimination directe. Les 2 vainqueurs rejoignent les 2 mieux classées pour jouer deux finales. Les 2 gagnants des finales obtiennent les deux derniers billets pour la Coupe du Monde 2026.
Autrement dit, le représentant africain devra remporter jusqu’à 3 matchs à élimination directe pour rejoindre les meilleures nations du monde.
Un parcours semé d’embûches
Pour une équipe comme la RDC, cela signifierait : Finir deuxième de son groupe (avec une très bonne différence de buts) ; Figurer parmi les 4 meilleurs deuxièmes ; Remporter une demi-finale africaine, puis une finale africaine ; Gagner au moins un ou deux matchs contre des nations issues d’autres continents.
Cela représente 3 à 4 matchs supplémentaires, contre des adversaires de haut niveau, pour espérer devenir le 10ᵉ représentant africain en 2026.
Un espoir, mais à quel prix ?
Ce nouveau format est à double tranchant : D’un côté, il offre une opportunité supplémentaire à l’Afrique, longtemps sous-représentée en Coupe du Monde. De l’autre, il impose un parcours du combattant à des nations qui n’ont souvent pas les infrastructures, la stabilité tactique ou la profondeur de banc nécessaires pour soutenir un tel rythme.
Et la RDC dans tout ça ?
La défaite contre le Sénégal a compromis les chances de qualification directe. Désormais, les Léopards doivent : Gagner leurs deux derniers matchs ; Améliorer leur différence de buts ; Espérer des faux pas de leurs concurrents directs (Burkina Faso, Cameroun, Namibie…).
La qualification passe par les barrages, et ensuite, par l’histoire.
Un rêve encore possible
Malgré la complexité du format, la RDC et d’autres nations africaines peuvent encore rêver. Ce nouveau chemin, bien que semé d’obstacles, représente une fenêtre d’opportunité pour celles qui n’ont jamais goûté à la Coupe du monde, ou qui veulent y retourner.


