« L’image de marque de l’IGF est à un très haut niveau grâce au leadership de l’Inspecteur Alingete. Nous allons garder le même élan. On ne peut pas remplacer Alingete, on lui succède », avait déclaré Christophe Bitasimwa lors de la prise de ses fonctions d’inspecteur général des finances chef de service.
Homme de parole, l’IGF Bitasimwa l’a rappelé le 20 août dernier aux mandataires des entreprises et établissements publics du portefeuille de l’État dans sa rencontre de prise de contact avec eux.
« C’est un honneur pour nous, et pour l’Inspection générale des finances, de vous recevoir ce jour dans cette salle des réunions Léon Kazumba Luaula, pour échanger sur les missions d’encadrement en cours d’exécution dans vos entités respectives. Depuis plusieurs années, l’ANEP et l’IGF se sont convenues d’organiser régulièrement des rencontres afin d’échanger sur les problèmes rencontrés dans l’exécution des missions d’encadrement. Le dialogue est donc permanent », a déclaré à l’entame le numéro 1 de l’IGF en place cette rencontre sous le signe de la continuité et de la vigilance qui, en effet pour lui, est un cadre de dialogue stratégique sur les défis qui minent la gestion de ces entités, souvent accusées de faible rentabilité, de conflits internes et de gouvernance défaillante.
Ensuite, l’IGF Christophe Bitasimwa leur a rappelé les raisons qui fondent l’intervention de son service dans les entreprises et établissements publics : Traditionnellement, le contrôle exercé par l’IGF était a posteriori, intervenant souvent lorsque les dégâts étaient déjà causés. Pour pallier cette faiblesse, l’IGF a instauré la « patrouille financière », un contrôle a priori, préventif et dissuasif, visant à anticiper les dérives.
Ces missions d’encadrement consistent à conseiller les gestionnaires, s’assurer de la régularité des actes de gestion, dissuader les pressions extérieures et veiller à l’application des recommandations.
A en croire Christophe Bitasimwa, des résultats positifs ont déjà été enregistrés, notamment : l’amélioration de la trésorerie, la meilleure qualité des dépenses, la mise en œuvre d’outils de gestion prévisionnelle, et même réduction des tensions sociales dans certaines entreprises. Mais des dysfonctionnements majeurs persistent : conflits récurrents entre PCA et directions générales, non-respect des règles de passation des marchés publics, et priorité donnée aux avantages des mandataires plutôt qu’aux investissements productifs, a-t-il fait remarqué.
« La bonne gouvernance reste une exigence inscrite au cœur de la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi. C’est en travaillant ensemble, chacun dans son domaine, que nous pourrons améliorer la qualité de vie de nos concitoyens », a-t-il martelé.
Pour sa part, Patrick Ngulu, secrétaire exécutif de l’ANEP, a appuyé cet appel de l’IGF pour qui la transparence et la redevabilité sont des conditions incontournables pour que les entreprises publiques cessent de constituer un poids budgétaire et deviennent des moteurs de développement.
Les mandataires présents ont salué cette initiative. Mathieu Muboyayi, DGA de l’ANADEC, y a vu « une opportunité de dialogue nécessaire », tandis que Fabien Mutomb, DG de la SNCC, a rappelé que « sans redevabilité et sans réforme de la double tutelle, les entreprises du portefeuille ne pourront pas atteindre leur mission première : produire et générer des bénéfices au profit de la nation ».
Pour une bonne compréhension, une séance de questions-réponses a été organisée, ponctuée de résolutions pratiques, notamment l’élaboration de mémos conjoints pour préciser les axes de collaboration avec l’IGF.


