Il s’est ouvert ce lundi 25 août à Pullman Hôtel de Kinshasa, l’atelier de formation sur les statistiques des technologies de l’information et de communications de pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Ouvert par le ministre des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu, ces assises sont une occasion unique pour les participants de cette organisation de la sous-région de renforcer pendant trois jours, les capacités à collecter, à analyser et à utiliser des données fiables sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Elles permettront également de réfléchir sur des solutions innovantes dans la perspective d’une réglementation harmonisée qui devra corriger les inégalités dans l’offre des services des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans la région.
Pour le ministre de PT, ces statistiques sont essentielles afin d’élaborer des politiques publiques pertinentes, de mesurer l’impact des actions de son ministère et, surtout, de réduire la fracture numérique au sein de notre région.
« La République Démocratique du Congo, à travers le Ministère des Postes et Télécommunications se réjouit d’accueillir sur son sol cet atelier régional, qui s’inscrit dans un contexte où les statistiques des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont devenues le talon des mesures de notre développement socio-économique et permettent la prise des mesures et politiques publiques bien éclairées », a déclaré Me José Mpanda en faisant savoir que le gouvernement que dirige avec dextérité Mme Judith Suminwa Tuluka est en phase avec la vision de président Tshisekedi de faire du numérique un levier fondamental pour le développement socio-économique de notre pays.

Aux participants, le nouveau ministre des PT a également fait savoir que dans le cadre du renforcement du cadre institutionnel et de la collecte de données, l’Autorité de la Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) qui relève de sa tutelle, joue un rôle central en collaboration avec l’Institut National des Statistiques (INS) dépendant du ministère du Plan.
« Elle (ARPTC, Ndlr) publie régulièrement des observatoires sur le marché des télécommunications. Ces précieux référentiels fournissent les données essentielles sur le taux de pénétration de la téléphonie mobile et de l’internet, la répartition des parts de marché entre les opérateurs et les avancées en matière de déploiement des infrastructures de télécommunications de base. Le Ministère des Postes et Télécommunications s’investit sans relâche à améliorer la collecte de données et à promouvoir la transparence dans le secteur. Ces initiatives visent à fournir des chiffres fiables pour orienter les politiques publiques », a déclaré Me José Mpanda Kabangu.

Selon lui, en ce qui concerne les indicateurs de développement des TIC, la RDC a enregistré des progrès significatifs sur plusieurs indicateurs clés, bien que davantage des efforts doivent encore être consentis. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile a connu une croissance soutenue de 67,2% tandis que le taux de pénétration de l’internet a également progressé pour atteindre 35%.
Cette croissance, explique le ministre des PT, est principalement tirée par l’internet mobile, qui permet de pallier le manque des infrastructures fixes, notamment dans les zones rurales et périurbaines, avec l’apport substantiel et l’accompagnement du Fonds de Développement du Service Universel. « Le Gouvernement de la République consent continuellement des efforts afin d’étendre le réseau à fibre optique à travers le pays. Bien qu’actuellement le taux de déploiement soit encore faible par rapport aux objectifs fixés, car chaque kilomètre de fibre optique supplémentaire contribue à améliorer la connectivité et à réduire la fracture numérique », indique-t-il sans s’applaudir car, fait-il observer qu’en dépit de ces avancées, la RDC fait face à d’importants défis, tels que la fragmentation du secteur, le manque de financement et la nécessité de renforcer les capacités techniques pour la collecte et l’analyse des données.

« Les défis qui nous attendent sont nombreux. Cependant, je suis convaincu que nos efforts conjoints, notre détermination et nos échanges de bonnes pratiques nous permettront d’atteindre nos objectifs. Ensemble, nous pouvons bâtir la SADC connectée, inclusive et prospère », a conclu le ministre José Mpanda.


