L’affaire prend une tournure nationale. Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a officiellement saisi le Conseil d’État pour dénoncer un cas présumé de faux en écriture mettant en cause Joyce Tunda Kazadi, adjointe au maire de Lubumbashi.
Selon le recours introduit par le patron de l’administration territoriale, le numéro de référence mentionné par Mme Tunda Kazadi dans un document officiel serait erroné et ne correspondrait pas aux informations qu’elle a avancées. Une incohérence qui, si elle était confirmée, pourrait relever de la falsification administrative.
Un signal politique fort
En saisissant le Conseil d’État, Jacquemain Shabani envoie un message clair : les pratiques de falsification ou de manipulation documentaire ne seront pas tolérées dans la gestion territoriale. Dans un contexte où la transparence administrative est souvent remise en question, cette démarche s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer l’intégrité au sein des institutions locales.
Des implications juridiques à surveiller
Le cas pourrait avoir des conséquences disciplinaires pour l’adjointe au maire, voire des poursuites pénales si la justice établit la matérialité des faits. Le Conseil d’État devra examiner les pièces, vérifier la conformité des références administratives et trancher sur la recevabilité de la contestation.
Un test pour la gouvernance locale
Cet incident soulève de nouvelles interrogations sur la rigueur des contrôles internes dans les administrations municipales. Il met également en lumière le rôle du ministère de l’Intérieur comme garant de la légalité des actes des entités décentralisées.
En attendant la suite de la procédure, l’affaire Tunda Kazadi pourrait devenir un précédent marquant dans la lutte contre la fraude administrative en RDC.


