Face à l’intensification de l’épidémie de choléra qui touche désormais 17 provinces de la République démocratique du Congo, le gouvernement a lancé un appel urgent à la vigilance et au respect strict des mesures d’hygiène. Cette alerte a été formulée lors d’un point de presse conjoint tenu le lundi 14 juillet 2025, en soirée, par le ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, et son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.
Selon les autorités sanitaires, la capitale Kinshasa figure actuellement en deuxième position des provinces les plus affectées, après la Tshopo. Le ministre de la Santé a précisé que la propagation rapide du choléra est principalement due aux inondations répétées, aux déplacements de population et à la consommation d’eau non potable, notamment celle des rivières.
« Le choléra se répand surtout dans l’est du pays. Lorsqu’il y a des déplacements de population combinés à des conditions d’hygiène déplorables, la maladie s’installe. Elle se propage également à cause des inondations et de l’eau insalubre que consomment les populations », a expliqué Dr Roger Kamba.
2085 cas recensés en une semaine, plus de 35 000 depuis janvier
Les derniers chiffres présentés par le ministre sont alarmants : 2085 nouveaux cas ont été enregistrés en une seule semaine, avec une moyenne de 1000 cas hebdomadaires. Depuis le début de l’année, plus de 35 000 personnes ont été touchées par cette maladie bactérienne.
Le Dr Kamba a rappelé les principaux symptômes à surveiller : diarrhée aiguë et vomissements, pouvant entraîner un décès rapide en l’absence de prise en charge médicale. Il a vivement déconseillé l’automédication et insisté sur la nécessité de se rendre immédiatement dans un centre de santé dès l’apparition des premiers signes.
« Il faut bouillir l’eau, respecter scrupuleusement les règles d’hygiène et consulter sans délai. Le choléra tue très vite, car on se vide littéralement », a-t-il martelé.
Un contraste avec la situation de la Mpox
Si la situation reste préoccupante pour le choléra, celle de la Mpox (variole simienne) semble évoluer favorablement. « Nous nous dirigeons vers la fin de l’épidémie de Mpox », a rassuré le ministre, tout en précisant que la RDC reste exposée à plusieurs épidémies en raison de sa situation géographique et environnementale.
Sensibilisation et responsabilité collective
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a pour sa part appelé les professionnels des médias à intensifier les efforts de sensibilisation.
« Vous, les médias, devez jouer un rôle essentiel dans la lutte contre cette maladie des mains sales. Il est impératif d’éduquer la population sur les risques et les mesures préventives », a-t-il exhorté.
Une lutte nationale contre un danger sanitaire persistant
Le gouvernement congolais réaffirme son engagement dans la lutte contre le choléra et appelle chaque citoyen à adopter des comportements responsables pour limiter sa propagation. Le respect des mesures d’hygiène, l’accès à l’eau potable et la vigilance communautaire sont plus que jamais nécessaires pour enrayer cette menace sanitaire croissante.


