L’ACGT alerte l’IFG : Le retard de l’opération des expropriations bloque les travaux des rocades de Kinshasa

L’échéance donnée pour la fin de la construction des rocades de Kinshasa risque de ne pas être respectée. C’est la crainte émise par une délégation de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) ainsi que des représentants des entreprises SICOMINES, la société d’infrastructures Sino-congolaise (SISC) et les sociétés constructeurs des Rocades (CREC 4 et CREC 8) qui a rencontré l’Inspecteur Général des Finances – Chef de service, Jules Alingete, mardi 1er avril dernier au siège même de l’IGF.

Si les travaux avancent bien, cependant un problème majeur menace leur progression : le retard dans les expropriations des terrains. Les constructeurs chinois ont réitéré leur engagement à terminer le projet d’ici fin 2026, mais ont exprimé leur inquiétude face aux lenteurs administratives liées aux indemnisations des populations concernées, propriétaires d’au moins 2 mille parcelles. 

Face à cette difficulté, lGF Alingete s’est engagé à lancer un appel pressant aux autorités compétentes pour accélérer ce processus, car estime-t-il, « l’avenir de ces infrastructures dépend de la rapidité avec laquelle le gouvernement libérera les emprises nécessaires ».

Quant à Nicodème Nzau Nzau, Directeur Général de l’ACGT, il confirmé la détermination des parties prenantes à livrer les travaux dans les délais impartis. « La rocade est une solution capitale pour fluidifier la circulation à Kinshasa. Nous devons donc travailler ensemble pour lever tous les obstacles, en particulier celui des expropriations », a-t-il insisté.

Il faut dire que l’objectif de cette rencontre était d’évaluer l’état d’avancement des travaux et d’assurer une transparence totale dans la gestion des coûts, afin d’éviter toute dérive financière. Ce qui fait que lors de leurs échanges, l’IGF Alingete a insisté sur la nécessité de contrôler rigoureusement les coûts de construction, afin d’éviter la surfacturation. « Il est primordial d’avoir une vision claire des coûts engagés et de s’assurer que chaque dépense est justifiée », a recommandé Jules Alingete.

Sur ce, les représentants des entreprises Sino-congolaises  et l’ACGT ont présenté les différentes composantes budgétaires, incluant les travaux de terrassement, de soutènement, d’assainissement, de lutte contre les érosions, de signalisation, des ouvrages d’art et d’éclairage public. A cela il faut inclure l’expropriation de près de 2.000 parcelles afin d’assurer une meilleure compréhension des coûts globaux.

Lancé sous l’impulsion du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, le projet des rocades vise à moderniser les infrastructures routières dans l’optique de désengorger la capitale congolaise et la débarrasser des embouteillages. Et l’Inspection Générale des Finances s’est engagée à veiller scrupuleusement à ce que les fonds publics soient utilisés de manière optimale et que les délais soient respectés pour ce  projet qui englobe la construction de 73 kilomètres de routes en double voie, comprenant des infrastructures majeures telles que 10 ponts dont un sur la rivière Ndjili , un échangeur au niveau du passage de la route Kinshasa – Matadi – Mitendi, et plusieurs tunnels. 

Ainsi, l’ACGT et l’IGF continueront à assurer un suivi rapproché des opérations pour garantir l’efficacité et la transparence des dépenses.

  • Bendélé Ekweya té

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