Décès du policier Fiston Kabeya Nsenda : Les meurtriers déjà devant la Cour militaire

La clameur publique était très forte à tel point que la justice ne pouvait pas trainer les pas pour statuer sur le meurtre du brigadier Fiston Kabeya, policier de circulation routière, décédé après qu’il a été torturé par les éléments de la garde rapprochée de la première ministre, Judith Suminwa, alors qu’il régulait correctement la circulation.

Ses bourreaux, sept au total dont deux commissaires supérieurs adjoints, deux sous-commissaires, un brigadier en chef et un agent de police, ont comparu en procédure de flagrance, vendredi avril devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe. Ils sont  tous identifiés comme membres de l’Unité de protection et hautes institutions (UPI/HP) en détachement à la Primature.

Ainsi impliqués dans la mort du brigadier Fiston Kabeya le 31 mars dernier, la Cour les poursuit pour homicide préterintionnel et pour violation de consignes. La première infraction est justifiée par le fait qu’ils ont violenté volontairement la victime sans véritablement avoir l’intention de le tuer, tandis que la deuxième infraction est retenue contre eux pour le fait d’avoir quitter leur lieu de travail (Primature) et d’être retournés récupérer  et torturer le policier coupable, à leurs yeux, de crime de lèse-majesté pour avoir empêché le cortège de la première ministre de prendre le sens inverse.  

Lors de la première audience, les juges ont procédé à l’identification formelle des prévenus et cherchent à établir la responsabilité individuelle de chacun dans ce drame. Déjà, à cette première audience, les avocats de la famille victime ont sollicité la comparution de la République, notamment de la première ministre, comme civilement responsable.

La prochaine audience est fixée au lundi 14 avril 2025. Pendant ce temps, les sept meurtriers sont gardés au gnouf. Conséquence d’excès de zèle et de mégalomanie dans l’exercice de leurs fonctions.

  • Bendélé Ekweya té

À ne pas rater

À la une