Consultations politiques : Moïse Moni Della met le patriotisme par devant tout intérêt personnel

L’opposant Moïse Moni Della, président du parti Conservateur de la Nature et Démocrate (CONADE), une formation politique proche de Ensemble pour la République de l’opposant Moïse Katumbi Chapwe, s’est fait consulter politiquement, ce mercredi 02 avril 2025, par le professeur Dr Désiré-Cashmir Kolongele, Conseiller spécial en matière de sécurité du président Tshisekedi, chargé d’avoir des échanges avec toutes les couches de la société congolaise en vue de former dans une union, un front contre l’agression rwandaise.

Le grand-frère propre du sénateur Salomon Kalonda Idi Della dit SK Della, conseiller spécial de Moïse Katumbi, n’a pas trouvé d’inconvénient à répondre à cette invitation : « La politique n’a de sens, de consistance et de substance que lorsqu’elle œuvre pour la nation. Et la nation congolaise est en péril aujourd’hui, notre patrimoine commun brûle et nous ne pouvons pas le brader », a déclaré au sortir de la rencontre à la presse, celui qui se fait appeler « porte-parole du peuple », martelant sur le fait qu’il ne fait pas la politique de procuration mais celle de conviction. 

Moïse Moni Della dit avoir toujours soutenu l’idée de constituer, en interne, un front commun pour faire face aux agresseurs soutenus par le Rwanda.

« Nous sommes répondre à l’appel pour éteindre le feu parce que notre maison commune brûle, nous avons intérêt à la sauver. Je suis pas membre de l’Union sacrée, je suis de l’opposition, une opposition républicaine et démocratique. Et ce n’est pas difficile de comprendre ça », s’explique Moni Della pour lever déjà tout équivoque sur son allégeance à Tshisekedi.

Bien qu’opposé au changement de la Constitution, Moïse Moni Della a invité l’opposition dans son ensemble à prendre l’engagement de respecter le mandat du président de la République qui court car, admet-il, il a été élu. “Sinon on crée un désordre”, précise-t-il en considérant ces consultations politiques comme une tribune où chacun peut venir dire librement ce qu’il pense de la marche du pays. « Moi, je l’ai dit, est-ce qu’on m’a arrêté pour cela ? », interpelle-t-il les autres opposants. 

  • Bendélé Ekweya té

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