Agression attestée de la RDC par le Rwanda : Qu’en reste-t-il encore de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba ?

Signé le 24 février 2013 par 11 chefs d’Etat d’Afrique (Joseph Kabila, président de la RDC, François Bozizé, président de la République centrafricaine, José Eduardo dos Santos, président de l’Angola, Pierre Nkurunziza, président du Burundi, Denis Sassou Nguesso, président du Congo, Paul Kagame, président du Rwanda, Jacob Zuma, président d’Afrique du sud, Salva Kiir Mayardit, président du Soudan du sud, Yoweri Museveni, président de l’Ouganda, Michael Chilufya Sata, président de la Zambie et Jakaya Mrisho Kikwete, président de la Tanzanie) ainsi que par Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine et Armando Emilio Guebuza, président de la SADC, l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région a totalisé 12 ans ce lundi 24 février 2025.

En effet, issu du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CIRGL à Addis-Abeba, en Ethiopie ; sommet élargi à l’Organisations des nations unies (ONU), à l’Union Africaine (UA), et à la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), cet accord prévoit des engagements spécifiques pour la RDC et d’autres engagements pour les pays de la région.

En ce qui concerne les pays de la région, l’Accord recommande un engagement renouvelé à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins ; à ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des groupes armés ; à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats voisins ; à renfoncer la coopération régionale, y compris à travers l’approfondissement de l’intégration économique avec une attention particulière accordée à la question de l’exploitation des ressources naturelles ; à respecter les préoccupations et intérêts légitimes des Etats voisins, en particulier au sujet des questions de sécurité ; à ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations unies ; et de faciliter l’administration de la justice, grâce à la coopération judiciaire dans la région.

Actuellement, c’est tout le contraire avec le Rwanda de Paul Kagame qui a violé de fond en comble cet accord en agressant sans se cacher la face la RDC, sa voisine. D’où du coup la question de savoir : qu’en reste-t-il de cet Accord qui n’a prévu aucune sanction pour les pays qui le transgressent ? Pourquoi la RDC doit-elle maintenir le Bureau national de mécanisme de suivi (MNS) ?

Rappelons que de 11 chefs d’Etat signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, 4 sont encore en fonction. C’est notamment Paul Kagame, Yoweri Museveni, Denis Sassou Ngwesso et Salva Kiir Mayardit. C’est aberrant que l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, signataire de cet accord, soutienne aujourd’hui le président Rwandais Paul Kagame dans sa folie d’hitleriliser l’Afrique, en déclarant même bizarrement et pince-sans-rire que le régime de Kigali défend les aspirations du peuple congolais.

Plus d’un Congolais donne raison à Tshisekedi et estime qu’il a tiré les vers du nez à Kabila qui s’est avéré, comme l’accusait toujours le fils d’Etienne Tshisekedi, vrai parrain du M23-AFC dirigé par Corneille Nangaa, son homme qu’il avait placé à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).  

  • Bendélé Ekweya té

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