Plébiscite populaire en faveur des ministres engagés dans la guerre contre le Rwanda : Patrick Muyaya, Jean-Pierre Bemba, Constant Mutamba et Thérèse Kayikwamba en pole position !

La République démocratique du Congo est agressée par son voisin rwandais qui lui mène depuis des décennies une guerre économique et expansionniste. Et depuis janvier dernier, la situation sécuritaire de la RDC s’est détériorée avec la percée des envahisseurs qui assiègent les villes de Goma et de Bukavu, avec comme corollaires les pillages et le massacre des populations civiles.

Face à cette situation, le Chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé un appel à la mobilisation de tous les Congolais, sans distinction d’appartenance politique ou tribale pour faire face à l’agresseur.

Si quelques têtes de la société civile s’affichent dans le soutien aux FARDC et Wazalendo, en lançant les activités de collecte de fonds ou des séances de prières, certains membres du gouvernement Suminwa se réduisent au silence, craignant peut-être que leurs intérêts dans les territoires occupés par l’ennemi ne soient mis en péril, ou tout simplement refusant de s’afficher comme loyal au régime.

Mais quelques têtes sortent de ce lot, et prennent le courage d’initier les activités patriotiques, et ne ménagent pas le régime de Kigali, vrai suppôt des impérialistes occidentaux. Parmi ces têtes, dont les noms reviennent de plus en plus dans les conversations des rues, Patrick Muyaya Katembue, Jean-Pierre Bemba Gombo, Constant Mutamba et Thérèse Kayikwamba Wagner, respectivement ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement, vice-premier ministre, ministre de Transports, voies de communication et de désenclavement, ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux, et ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères ont reçu le plébiscite de meilleurs du Gouvernement, et passent ainsi en pole position.

Le premier, Patrick Muyaya, au front médiatique, a permis aux Congolais de saisir le sens et les enjeux de cette agression. Citant l’agresseur par son nom et révélant ses intentions expansionnistes, il est devenu la cible de Kagame et son pantin Nangaa, qui tentent de lui pourrir la vie en instrumentalisant leur espionne congolo-américaine. Muyaya inculque dans le mental des Congolais la notion de « poison rwandais » lorsqu’il s’agit de toute parole qui sort de la bouche de Paul Kagame ou des fausses informations produites par son armée numérique pour désorienter l’opinion en se victimisant.

Le deuxième, Jean-Pierre Bemba Gombo, s’est lancé sur le front de sensibilisation à l’enrôlement des jeunes au sein des FARDC à travers les provinces du pays et ce, au péril de sa vie. Bemba Gombo, qui s’affiche plus comme ministre de la Défense que de Transports, rassure la jeunesse congolaise de la victoire du bien sur le mal quand la cause est juste. C’est un loup enragé que l’on voit face à des foules qui viennent l’écouter. Un seul message : nous avons besoin des combattants pour libérer définitivement notre pays. Il connait la guerre pour avoir dirigé un mouvement rebelle contre le régime de Laurent-Désiré Kabila. S’affiche avec un brassard rouge au bras gauche, le fils de Saolona exprime la gravité du moment qui n’est pas propice aux blagues.

Constant Mutamba est anti-Kagame avant même qu’il ne soit membre du gouvernement. On se rappellera de son sit in devant l’ambassade du Rwanda à Kinshasa pour exiger le départ de l’ambassadeur Vincent Karega. Il n’a pas hésité d’organiser un procès contre le rebelle Corneille Nangaa et de faire saisir ses biens dont l’hôtel Castelo qui doivent servir d’utilité publique. Il a déposé une plainte contre le régime de Kagame devant les juridictions internationales et ne cesse de narguer ce dernier tous les jours. Récemment, il a boycotté la troisième conférence de la Cour de justice d’Afrique organisée du 18 au 19 février derniers à Kigali, démontrant clairement son refus d’aller siéger dans un pays qui agresse le sien. Il est une cible à abattre pour le régime de Kigali.

Enfin, la quatrième, Thérèse Kayikwamba, engagée au front diplomatique, a eu des mots justes et sans complaisance dans tous les forums où elle a participé, pour qualifier l’agression rwandaise, et fustiger la léthargie de la communauté internationale. Cette dame a tué son sourire et accommodé l’expression de son visage au degré de douleur et d’humiliation que subit son pays à travers le monde. On se rappellera de sa phrase devant la commission des droits de l’homme de l’ONU : « Si vous ne savez pas résoudre ce problème, la rue s’en chargera ». C’est une force tranquille qui s’est révélée, facilitée par sa polyglossie. Elle vous parle Anglais, Français, Allemand, Russe, Espagnol…de la même façon. Donc, elle n’a pas besoin d’interprète pour passer clairement son message.

Cette dynamique, bien que réduite à quelques têtes d’affiche, trouve un écho favorable, comme jamais auparavant au sein de la communauté congolaise au pays et à l’étranger. Comme qui dirait : pendant que certains rêvent que l’envahisseur viendrait faire le bonheur de la RDC, la majorité retrouve un sursaut patriotique et croit à la victoire de la RDC sur le Rwanda de Kagame pour mettre une fois pour toute à ses velléités gloutonnes.

  • Bendélé Ekweya té

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