Limogeage au ministère de la Défense : Le général Mbiato n’est-il pas une victime expiatoire de la maladresse et de l’amateurisme administratif du VPM Guy Kabombo ?

Après le tweet du journaliste Steve Wembi annonçant le limogeage du général-major Aimé Mbiato Konzoli, de son poste de Directeur de cabinet au ministère de la Défense nationale ce, après son audition d’au moins quatre heures au Département des renseignements militaires, ex-DEMIAP, Scooprdc.net a fait le recoupement auprès des proches du limogé qui lui ont confirmé l’information.

Le VPM de la Défense nationale, Guy Kabombo Mwadiamvita qui a pris cette décision, reprocherait à son directeur de cabinet de l’avoir induit en erreur dans la signature de l’ordre de mission qui a permis au désormais révoqué Jean-Bosco Bahala, coordonnateur national de P-DDRS, de sa rendre en Ouganda où il est accusé d’avoir rencontré les rebelles de l’AFC-M23 sans mandat.

Virer son directeur de cabinet et insinuer qu’il l’a induit en erreur, si l’on en croit aux brides d’informations fuitées de ce ministère, alors que l’incriminé Mbiato Konzoli a passé plus de 10 ans à ce poste et a connu plusieurs ministres de la Défense sans qu’aucun d’eux ne se plaigne de ses prestations, excepté Mwadiamvita qui vient de le limoger, est un faux fouillant, mieux une fuite en avant pour ce dernier qui chercherait à couvrir sa maladresse caractérisée par l’amateurisme administratif.

Déjà, dans son article intitulé « RDC : Jean-Bosco Bahala révoqué, Guy Kabombo Mwadiamvita doit impérativement l’être aussi » publié juste après la révocation du coordonnateur de P-DDRS, Scooprdc.net a publiquement mis en cause le VPM de la Défense qui, à travers sa signature sur l’ordre de mission incriminé de Bahala, s’est engagé comme responsable de cette mission. En sanctionnant son directeur de cabinet, Mwadiamvita veut-il passer le message aux Congolais comme quoi, son directeur de cabinet aurait imité sa signature ? Ce qui n’est pas le cas, selon les sources du média en ligne à la Défense qui soutiennent que le fameux ordre de mission n’a pas eu l’avis du directeur de cabinet pour signature comme il est une exigence dans le fonctionnement des ministères. Conséquence d’une administration parallèle motivée par la méfiance.

Si alors la signature sur l’ordre de mission est celle du VPM Guy Mwadiamvita, n’avait-il pas lu avant de l’apposer, le contenu de l’ordre de mission pour voir que l’objet du déplacement n’y figurait pas ? Même s’il est nouveau à ce ministère, n’a-t-il eu le temps d’apprendre les petites notions administratives qui n’autorisent pas que les dates de départ et de retour soient OPEN dans un ordre de  mission en dehors du pays ? En tant que patron de ce ministère, n’avait-il pas lui-même la moindre expertise pour déceler son incompétence à signer cet ordre de mission du fait le P-DDRS dépend de la présidence de la République et non du ministère de la Défense nationale ?

En tout état de cause, le limogeage du directeur de cabinet au ministère de la Défense n’exempte pas le VPM de la Défense de la sanction de sa hiérarchie, donc du président de la République ou de la première ministre, pour usurpation de pouvoir. Sinon, ne pas le faire étonnerait car le général-major Aimé Mbiato Konzoli n’est qu’une victime expiatoire de la maladresse et de l’amateurisme administratif de son « boss ».

  • Bendélé Ekweya té

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