Prétendue surfacturation des forages par Stever construct Cameroun Sarl : Intox par manque des TDR du contrat

L’accès facile à l’internet et à certain média a malheureusement banalisé certaines infractions au point que certains individus apparemment responsables mais sans la moindre mesure dans leurs propos, se croient tout permis jusqu’à porter publiquement de fausses accusations dépourvues de la  moindre preuve irréfutable contre certaines personnes et entreprises, pourtant connues pour leur sérieux par des instances nationales qu’internationales. C’est le cas de Stever Construct Cameroun SARL et son Président directeur général, Mike Kasenga Mulenga, victimes d’une infox répandue sur les réseaux sociaux notamment X (ancien Twitter), WhatsApp et Facebook, ainsi que par certains médias, les accusant faussement d’avoir perçu de l’État congolais au moins 390 millions USD pour livrer 200 forages, alors qu’il s’agit de 1.340 forages.

Cette façon cavalière et décousue de présenter les choses, démontre manifestement une intention délibérée de nuire, surtout lorsque pour ce même dossier, l’Inspection générale des finances et le parquet général la Cour de cassation enquêtent. Et la question que l’on peut se poser à juste titre est : pourquoi cette agitation et cette campagne de dénigrement ? soit !

Mais après documentation et lecture de différentes correspondances, Scooprdc.net apporte les éléments suivants que les détracteurs de Mike Kasenga et autres curieux intéressés au dossier en ajoutent dans leur background :

1. Le projet de contrat/travaux d’installation des forages (unités solaires de pompage et de traitement d’eau) et de construction des stations mobiles de traitement d’eau de capacité de 2,5, 5 et 10m³/H, est un projet financé par le gouvernement congolais à travers son ministère de développement rural, non pas pour de forages destinés à l’irrigation, mais des unités solaires de pompage et de traitement d’eau ainsi que les constructions des stations mobiles de purification d’eau ; 

2. Contrairement aux fausses allégations distillées çà et là pour ternir l’image de l’entrepreneur ayant gagné ce marché, il est impérieux de préciser que la durée de l’exécution du contrat et de cinq ans à dater du premier paiement et à raison de 200 unités par phase de production qui elle, équivaut à un an. C’est ainsi que dans sa correspondance du 20 avril 2021, la DGCMP avait pris le soin d’instruire le service compétent, conformément à la lettre du ministère des finances du 09 mars 2021, de faire exécuter le contrat en phase, à raison de près de 80 millions USD pour 200 unités par Phase. 

3. Alors que le contrat initial prévoyait 1.000 unités sur toute l’étendue du territoire, l’entrepreneur Mike Kasenga s’est engagé à livrer 1.340 stations d’eau potable sans modification aucune, du montant du contrat initial.

4. Mike Kasenga n’est qu’à la première phase et déjà sa société Stever Construct Cameroun SARL a exécuté et livré entre février et mars 2024, 9 stations à Kinshasa-Kimpoko, 32 stations dans la Tshopo prévues sur les 47 et 17 autres sont en cours d’exécution. Le Grand Equateur va recevoir la semaine prochaine 30 stations les 45 prévues et 15 autres en cours d’exécution et le Kasaï central en recevra 20 à la fin du mois sur les 33 prévues et 13 autres en cours d’exécution.

Les mois d’avril et de mai 2024, le chronogramme prévoit un total respectif de 126 stations à livrer et 96 autres en cours d’exécution.  Les travaux sont notamment en cours à Kisangani, Kananga, Lisala, Bulungu, Mbandaka, Bikoro, Katanda, Tshilenge, Kinshasa et Boma.

Pour rappel, cette première phase des travaux couvre 241 localités. En mai 2024, il est prévu d’atteindre 302 localités, car les matériels en stock dans les entrepôts de Stever Construct Cameroun SARL le prouvent.

5. Au sujet de la prétendue surfacturation, il sied de savoir qu’avant qu’un ANO soit établi et délivré par la Direction générale de contrôle de marchés publics (DGCMP), la contre-vérification, non seulement des prix mais aussi de la qualité du matériel, est minutieusement entreprise par les experts de ce service technique du ministère du Budget auprès des fournisseurs des matériels.

Le prix d’un forage tel que les « nyonsotivores » (NDLR : connaisseurs de tout) le donnent d’une façon simpliste, comporte plusieurs rubriques, notamment les frais de transport de chez les fournisseurs à Kinshasa, les frais d’acheminement vers les sites d’installations (avions, camions, bateaux), les frais d’entreposage etc. Aussi, un forage construit à Kinshasa ne couterait pas le même prix que celui construit à Bikoro ou à Katanda au regard des rubriques qui le composent.

Et ici, la société contractante met au défi quiconque apporterait ne serait-ce que la preuve de sa prétendue surfacturation des ouvrages construits avec des matériels ultra-modernes de dernière génération et de son retard dans la livraison de ces derniers.

  • Bendélé Ekweya té

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