Créances dues aux Jeux de la francophonie : Didier Tshiyoyo crée un véritable scandale au ministère des finances, Nicolas Kazadi déplumé !

Alors que toute la semaine dernière X (ancien Twitter) était chauffé avec un grand lobbying de partisans du ministre des finances, Nicolas Kazadi, qui souhaitent le voir rempiler au même ministère dans le gouvernement Suminwa Tuluka, tous ces éloges sont tombés malheureusement dans l’eau avec le scandale crée dans son cabinet, jeudi 04 avril 2024, par l’ancien directeur général des 9èmes Jeux de la francophonie, Didier Tshiyoyo, venu réclamer de force son argent préfinancé pour l’organisation de ces jeux dont le président de la République, Félix Tshisekedi, ne cesse de s’en vanter le succès, l’un de points ayant marqué son premier mandat.

Dans le hall et dans le couloir du ministère des finances, c’est un Didier Tshiyoyo intraitable, révolté, prêt à tout, décidé à en découdre véritablement avec l’argentier congolais.

« Je ne partirai pas d’ici, soit je vais à Makala, soit on va m’enlever la vie ici…l’argent que j’ai mis dans cette république, on me le rembourse. Ça fait trois ans que j’ai préfinancé le Trésor public et je ne partirai pas d’ici sans mon argent… Appelez l’armée, appelez la police, qu’elles viennent me déloger ici », vocifère l’ancien directeur national chargé de l’organisation des Jeux de la francophonie.

« Ne me touchez pas, celui qui va me toucher, va voir », menace-t-il les agents de sécurité et le personnel du ministère qui voulaient mettre la main sur lui pour le sortir du bâtiment. Un véritable scandale dans le cabinet de l’argentier Nicolas Kazadi tant vanté pas ses poulains.

 Qu’avons-nous entendu et lu sur les réseaux sociaux : « Sous Nicolas Kazadi, la RDC a organisé les jeux de la francophonie ; la RDC a financé les élections sur fonds propres ; la RDC finance la gratuité de l’enseignement ; la RDC finance le vaste programme de 145T ; la RDC a formé des dizaines de milliers de soldats…Le ministre des finances sortant a trouvé la réserve de change à 800 millions et la laisse à 5.4 milliards à ce jour ; il a trouvé le budget à 4 milliards et l’a fait remonté à 16 milliards à ce jour. Meilleur financier, sincère et honnête, la communauté congolaise très satisfaire d’un travail bien fait depuis qu’il est à la tête du ministère, Son excellence Nicolas Kazadi, un choix réfléchi ».

Naïvement, les esprits peu lucides goberaient facilement ces éloges versés sur un seul individu alors que les efforts étaient communs et dont le plus grand acteur est et reste l’inspecteur général des finances, gendarme financier Jules Alingete, qui ne dépend pas de son ministère mais plutôt de la présidence de la République, mais qui, grâce à sa patrouille financière instaurée, a su sensiblement arrêter le coulage des recettes.

Cependant, parlant des Jeux de la francophonie, comment Nicolas Kazadi et ses adulateurs peuvent-ils s’en vanter la réussite quand il y a des cadavres qui pourrissent encore dans le placard ? Tenez, depuis 8 mois que ces Jeux de la francophonie ont pris fin, les prestataires dont les organes de presse et les agents du Comité national des Jeux de la francophonie (CNJF) grincent les dents car désabusés. Si les prestataires ne se voient pas payer déjà huit mois passés, les agents du CNJF de tous les trois comités qui se sont succédé, accusent eux beaucoup de mois d’arriérés de salaire (Lire l’article de Scooprdc.net : IXièmes Jeux de la francophonie : Prestataires et agents de CNJF désabusés, Nicolas Kazadi à la base, Sama Lukonde impuissant !).

Or, haut et fort, alors que l’on pensait que ces jeux ont coûté 78 millions USD, budget annoncé officiellement au début, Nicolas Kazadi est venu scandaliser l’opinion nationale en parlant de 324 millions USD décaissés par le Trésor public pour ces jeux de la francophonie. Ce qui avait créé un tollé général à l’époque. Non sans raison, car selon les recoupements de Scooprdc.net, Nicolas Kazadi et son collègue des ITPR, Alexis Gisaro, sont accusé par exemple d’avoir géré d’une façon opaque seuls, écartant les membres du CNJF, plus de 52 millions USD destinés à la construction du site Tata Raphael. A peine construit, le village de ce site Tata Raphaël en matériaux préfabriqués, est en train aujourd’hui de pourrir faute d’entretien et de non finissage des travaux. Du véritable gâchis !

Même sur le budget de 78 millions USD arrêté de commun accord au sein du Comité de pilotage de Jeux de la francophonie dont Nicolas Kazadi était vice-président, l’argentier congolais n’a décaissé que 56 millions USD. Le décompte de 22 millions USD n’a jamais été liquidé à ce jour.

Récemment, face au refus de Nicolas Kazadi de mettre à la disposition du staff national des Jeux de la francophonie dirigé par Isidore Kwandja envers qui l’argentier congolais semble avoir une animosité injustifiée, le premier ministre Sama Lukonde l’a exigé de payer en mode d’urgence toutes les créances relatives à l’organisation de ces jeux de la francophonie, soit 21,8 millions USD reprenant les créances de tous les prestataires et la masse salariale des agents. Mais curieusement, au lieu de s’exécuter, Nicolas Kazadi renvoie la balle à Aimé Boji, ministre d’Etat, ministre du Budget.

Ce qui est regrettable, Nicolas Kazadi traité d’antisocial par la majorité des fonctionnaires et son premier ministre Sama Lukonde sont en train de partir au risque de laisser à la nouvelle première ministre Judith Suminwa Tuluka un passif lourd, non seulement de ces Jeux de la francophonie, mais aussi des indemnités de sortie des membres de différents cabinets ministériels.  

  • Bendélé Ekweya té

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