Magistrature : Promu PG au parquet près la Cour de cassation, Firmin Mvonde laisse des cadavres dans le placard à l’Inspection générale de services  judiciaires et pénitentiaires !

Dans les ordonnances récemment signées par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, pour faire des mouvements dans la magistrature, l’on note la promotion, mieux la permutation du premier avocat général Firmin Mvondo vers le parquet près la Cour de cassation où il occupe désormais les fonctions de procureur général. Ce dernier était, avant sa nouvelle nomination, l’Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires. Seulement, dans les milieux de la magistrature, l’on dit qu’il a laissé des cadavres dans le placard à l’IG, puant l’annulation et la cassure des jugements rendus pas les cours et tribunaux, outrepassant ainsi ses compétences.

En effet, l’AG Firmin Mvonde était accusé de s’ériger ainsi en troisième degré de juridiction alors que les attributions légales reconnues à son service sont claires et n’appellent aucune interprétation. Son dernier forfait est signé le 27 juin dernier dans un conflit parcellaire dont un jugement en bonne et due forme a été rendu par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kalamu, mais curieusement anéanti par lui.

Dans ce dossier de querelle sur la parcelle n° 60 de l’avenue Kasavubu dans la commune de Bandalungwa, le TGI avait décidé du déguerpissement de Mme Makiese Tina  Ruth en faveur de l’ayant-droit Ngalula Astrid. Ce jugement ainsi exécuté, s’est vu anéanti par l’action téméraire de l’AG Firmin Mvonde qui a ordonné la réinstallation de la déguerpie sur faux arguments et pièces battus en brèche lors du procès au premier degré.

Firmin Mvonde, dit-on, n’est pas à son premier forfait d’interférences et de cassures des décisions judiciaires. On l’accuse surtout dans des dossiers fonciers et immobiliers d’avoir violé constamment les prescrits des articles 151 alinéa 2 de la Constitution en suspendant et rapportant les exécutions des décisions judiciaires. Il lui est également reproché la violation de l’article 2 de l’ordonnance n° 87-215 du 23 juin 1987 portant création et organisation de l’Inspectorat général des services du conseil judiciaire.  Et dans tout ça, le doigt était pointé sur la ministre d’Etat, Rose Mutombo, son chef hiérarchique direct, accusée à tort ou à raison de le protéger dans ses égarements judiciaires (lire l’article de Scooprdc.net : Interférences et cassures des décisions judiciaires par l’IG devenu une troisième juridiction en RDC : la ministre Rose Mutombo interpellée !).

Maintenant qu’il est envoyé à la Cour de cassation, s’améliora-t-il ou fera-t-il le pire ? Croisons les doigts.

  • Bendélé Ekweya té

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