Décès du Cardinal Monsengwo : Mediapart parle de l’empoisonnement !

mgr monsengwo

La mort en Afrique étant rarement un phénomène naturel bien que beaucoup que supputent sur elle sont des Chrétiens qui lisent la Bible, celle de l’ancien archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, n’échappe pas à cette perception. Alors que des accusations fusent déjà de partout à propos de vraies raisons ayant conduit le prélat catholique sous terre, certaines voix se lèvent pour demander à l’église catholique de la RDC de publier le résultat de l’autopsie au cas où il y en aurait eu. Car un blog français, Médiapart pour ne pas le citer, affirme sans vergogne que le successeur de Frédéric Cardinal Etsou serait victime d’un empoisonnement orchestré par des renégats de l’ancien régime. 

Pourquoi et pour quelle raison les Kabilistes empoisonneraient-ils un évêque émérite devenu presque aphone ? Pourquoi ne l’auraient-ils pas pendant qu’ils étaient au pouvoir et que l’ancien archevêque mettait mal à l’aise leur régime qualifié tantôt de médiocres, tantôt de prison à ciel ouvert; tantôt souffrant de la logorrhée ? Se seraient-ils vengés après pour se conformer à l’adage qui dit que «la vengeance est un plat qui se mange froid» ? Autant de questions sans véritablement de réponses.

Mais toujours est-il que cette funeste thèse de Médiapart risque de prendre de l’ascenseur au vu de ce qu’a été le cardinal Laurent Monsengwo pour les Congolais en général et les Kinois en particulier qui l’ont connu depuis les années 90 grâce à la conférence nationale souveraine qu’il avait dirigée ; deux fois président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et enfin archevêque de Kinshasa, puis créé cardinal par le pape Benoît XVI.

Pour la famille biologique de celui que les Kinois ont appelé affectueusement « Tata Cardinal », son état de santé s’est brusquement détérioré, alors que tout le monde l’a vu dire une messe le 4 juin dernier. De ce soupçon, l’église catholique ferait mieux de le dissiper vite par la vraie information pour éviter que les uns et les autres ne se diffament à souhait.